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Agriculture : des récoltes de la Presqu’île ravagées par les fortes pluies

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Des terres gorgées d’eau depuis près de deux semaines : si les fortes pluies n’ont pas fait de ravages dans les champs des îles du Vent, les agriculteurs de la Presqu’île, eux, doivent jeter courgettes, concombres et pota…

Publié le 18/01/2022 à 17:12 - Mise à jour le 18/01/2022 à 17:25
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Des terres gorgées d’eau depuis près de deux semaines : si les fortes pluies n’ont pas fait de ravages dans les champs des îles du Vent, les agriculteurs de la Presqu’île, eux, doivent jeter courgettes, concombres et pota…

Discrets, les agriculteurs ont vécu des heures difficiles, lors des fortes pluies de ces derniers jours, redoutant que leurs semis ne se retrouvent noyés. Les serres ont permis de limiter les dégâts. Si la plupart des récoltes sont préservées, les exploitants situés sur le plateau, à la Presqu’île, eux, enregistrent des pertes importantes. Sur place, il faut nettoyer les champs, et replanter. Maui Perry, maraîcher, s’efforce d’effacer les dégâts causés par les eaux, sur son terrain. “Il y a une dizaine d’exploitations autour de la nôtre, et je pense qu’ils ont eu les mêmes dégâts que nous. Sur le plateau, on a eu beaucoup de pertes : courgettes, concombres, pota, salades… Les caniveaux ont tellement débordé qu’ils ont été sur les plantations. Tout ce qui est maraichage a été touché. (…) On plante des légumes toutes les semaines, et quand il y a des pertes, cela nous fait mal personnellement et financièrement. On voit tout notre travail tomber à l’eau. On ne travaille pas sous serre car c’est trop couteux. On va travailler, travailler, pour pouvoir reproduire et reprendre de zéro” indique l’agriculteur.

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Du côté de la Chambre de l’agriculture, on se veut rassurant, rien d’anormal en cette saison des pluies : “Les baisses de récoltes sont normales car c’est la saison des pluies. Beaucoup de producteurs arrêtent d’ailleurs de produire beaucoup cette mauvaise période. Après, les salades ont été très impactées par la pluie. (…) Mais on a de très belles productions qui arrivent, notamment les pastèques, où on est en surproduction ce mois-ci” explique Marc Fabresse, responsable du département “accompagnement et développement des agriculteurs” à la CAPL.

Et de préciser : “On a observé des baisses de productions, notamment en plein champ, mais ce n’est pas aussi important que ce que l’on pourrait imaginer. Certaines cultures en hauteur ont même bénéficié de ces fortes pluies, et on a aussi de la chance que beaucoup de serristes se sont mis en place et se sont installés sur Tahiti pour la production maraichère, donc ils ont été très peu impactés par les pluies. Maintenant, les conséquences se verront plutôt sur le long terme, car avec les chaleurs qui arrivent et la pluie, ça va être favorable aux maladies comme les champignons, et aussi la faible luminosité peut faire des retards de maturité pour certaines productions”.

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