jeudi 19 mai 2022
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Exercice Marara aux îles Sous-le-Vent : premières évacuations

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Depuis le début de la semaine, les îles Sous-le-Vent rebaptisées "Greenland Island" sont le théâtre d’opérations militaires des forces armées de Polynésie française. Des exercices grandeur nature réalisés pour se préparer à porter secours à la population après le passage d’un cyclone dévastateur. Une opération menée en simultanée à Huahine, Tahaa, Raiatea et Bora Bora.

Publié le 13/05/2022 à 16:25 - Mise à jour le 14/05/2022 à 9:42
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Depuis le début de la semaine, les îles Sous-le-Vent rebaptisées "Greenland Island" sont le théâtre d’opérations militaires des forces armées de Polynésie française. Des exercices grandeur nature réalisés pour se préparer à porter secours à la population après le passage d’un cyclone dévastateur. Une opération menée en simultanée à Huahine, Tahaa, Raiatea et Bora Bora.

Dans le cadre de l’exercice Marara 2022, le passage du cyclone fictif Virginia n’a pas épargné les îles Sous-le-Vent rebaptisées “Greenland Island” Les dégâts sont importants : les forces armées de Polynésie et plusieurs nations du Pacifique doivent donc porter assistance aux populations dans les plus brefs délais. Pour tester les capacités de réactions militaires face à une catastrophe naturelle, plusieurs cas de figure sont simulés.

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À Raiatea, ce vendredi matin, une partie des militaires du RSMA et du RIMaP-P ont commencé la journée par du grimage afin de jouer le rôle des habitants blessés qui devront être évacués dans le cadre de l’exercice. “C’est du maquillage de différentes blessures que l’on peut trouver en cas de catastrophes : des blessures à la tête, aux bras, des brûlures…” explique Bernard Chaize, membre de l’UNASS Polynésie (union nationale des sauveteur secouristes).

Les figurants se sont ensuite rendus sont sur un motu à l’ouest de l’île, en attente d’une évacuation. Tout a été mis en œuvre pour signaler leur présence. “On a fait un SOS avec des algues qu’on a trouvé sur la plage afin que ce soit bien visible par les avions, et on a fait à côté un petit feu pour aussi être bien repéré” indique le caporal Edmond Lefevre, adjoint de filière.

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Une fois les blessés repérés depuis les airs par l’aéronef de l’armée de l’air, les coordonnées sont transmises à l’État-major. Dans l’heure qui suit, un navire de la marine nationale est en approche. Médecin et secouristes prennent le relais. Problème : les blessés ne parlent pas français et s’impatientent. L’équipe d’intervention doit garder son calme pour éviter que la situation ne dégénère. “Il faut garder son sang-froid et rester calme parce que si on commence à les perdre, forcément, les témoins ou les proches de la victime peuvent potentiellement s’agiter et cela peut devenir problématique pour la prise en charge du patient et son bien-être” confie Thomas, infirmier sur l’Arago.

L’un des (faux) blessés sera finalement évacué par voie maritime, l’autre par hélitreuillage puis transporté à Huahine, car l’aéroport de Raiatea est détruit à 90%.

Jeudi, aux alentours de 22 heures, des troupes de l’armée américaine ont également débarqué au sud de l’île de Raiatea. Des militaires armés avec des véhicules de transport et véhicules de combats. Ils participeront aux différentes manœuvres coordonnées par l’ État-major. Des opérations d’évacuations sanitaires, mais également des manœuvres pour sécuriser et ramener l’ordre dans certains villages.

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