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Journée internationale du sport féminin : chez les Marmouyet, le football de mère en fille

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La journée internationale du sport féminin est célébrée chaque année le 24 janvier. Pour l'occasion, nous sommes allés à la rencontre de Leila Marmouyet une des pionnières du football féminin en Polynésie et de sa petite-fille, Vaihei Samin, qui s'illustre sur les terrains en métropole...

Publié le 24/01/2021 à 13:52 - Mise à jour le 24/01/2021 à 13:54
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La journée internationale du sport féminin est célébrée chaque année le 24 janvier. Pour l'occasion, nous sommes allés à la rencontre de Leila Marmouyet une des pionnières du football féminin en Polynésie et de sa petite-fille, Vaihei Samin, qui s'illustre sur les terrains en métropole...

“Le foot féminin avant c’était un ensemble de copines qui voulaient jouer au foot et on s’y est mises. Pour les hommes, avant, les femmes c’était à la maison pour garder les enfants et faire le ma’a. Une femme n’avait rien à faire sur les terrains de foot, se souvient Leila Marmouyet. On n’a jamais cessé de jouer au foot, et puis après on a arrêté de jouer en association, et on a créé Tefana football féminin avec mamie Juliette. C’était la gardienne du terrain de Tefana. On s’est lancées. Là c’était vraiment la compétition.”

C’est le début d’une lignée de footballeuses. Ses filles s’épanouiront aussi dans ce sport : “Moi mes filles, d’abord je les ai mises à la danse. Elle n’aimaient pas. Donc je les ai mises au foot. Et elles s’y sont plus.”

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Aujourd’hui, sa petite-fille Vaihei Samin est un véritable symbole pour la jeunesse polynésienne. Elle évolue actuellement en métropole. “Elle est partie quand même à 15 ans. J’ai toujours voulu que ma petite-fille aille plus loin avec l’appui de ses parents.”

En juillet dernier, Maima, la fille de Leila et maman de Vaihei décède des suites d’une longue maladie. “Ma fille n’est plus là. Elle s’est sacrifiée pour sa fille. Elle n’a même pas pensé à sa maladie. Pour elle s’était sa fille, sa fille, sa fille”

“Ça fait bizarre, on n’arrive toujours pas à y croire même après 6 mois. C’est difficile à accepter mais on ne peut que vivre avec. Elle était comme ma soeur, ma meilleure amie, ma psychologue, tout, que ce soit dans le sport ou autre chose, ma maman a toujours trouvé les mots se souvient Vaihei Samin. Elle m’a toujours accompagnée, même si les matchs étaient à la Presqu’île. En France c’était compliqué mais elle a toujours voulu venir. Maintenant je sais qu’elle sera toujours avec moi et je vais continuer, pour elle.”

Pour Leila, l’avenir du football, “c’est le football féminin. Qu’elles fassent comme Vaihei, aller jusqu’au bout de leurs rêves.”

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