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Vaihei Samin ou le ballon rond dans le sang

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Vaihei Samin, le jeune espoir de l’AS Tefana, a entamé sa carrière de footballeuse professionnelle au FC Fleury 91, au sud de Paris. En marge de ses propres matchs et entraînements, la jeune femme de 18 ans est également coach des équipes féminines U9, U11 et U15 de son club. Une destinée qui se réalise pour la Tahitienne issue d’une famille où la passion du ballon rond se transmet de génération et en génération.

Publié le 03/01/2020 à 9:28 - Mise à jour le 03/02/2020 à 13:41
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Vaihei Samin, le jeune espoir de l’AS Tefana, a entamé sa carrière de footballeuse professionnelle au FC Fleury 91, au sud de Paris. En marge de ses propres matchs et entraînements, la jeune femme de 18 ans est également coach des équipes féminines U9, U11 et U15 de son club. Une destinée qui se réalise pour la Tahitienne issue d’une famille où la passion du ballon rond se transmet de génération et en génération.

La pelouse des terrains de foot a bercé toute son enfance, et continue de faire partie de son quotidien. Vaihei Samin est en train de réaliser sa destinée dans le milieu du ballon rond.

A l’issue de ses trois années au pôle espoir féminin de Tours, la jeune femme de 18 ans a été recrutée l’an dernier au Football Club (FC) Fleury 91, au sud de Paris. « J’ai signé un contrat de joueuse et aussi de service civique. Je me mets à disposition du club, explique-t-elle. Au départ, j’étais coach des petites U9 et U11. Puis on avait besoin d’un coach chez les U15. On m’a proposé et j’ai accepté. »

Ses journées sont donc plutôt bien remplies avec ces trois équipes à coacher. « Le lundi et le jeudi, je suis avec les U15 ; et le mercredi et le vendredi je suis avec les petites pendant les entraînements. Le samedi matin, ce sont les plateaux des petites et l’après-midi des U15. Mes entraînements sont le soir après leurs entraînements et je joue le dimanche. C’est un peu dur, souffle-t-elle, mais on s’adapte ! Quand on aime ce qu’on fait, rien ne dérange. »

Avec ses petites U11.

Un ADN marqué par le foot

Il faut dire que dans sa famille, le football est complètement inscrit dans l’ADN. A commencer par ses grands-parents, et notamment sa grand-mère, Leila Marmouyet, « qui est la seule à avoir ramené la médaille d’or des Jeux du Pacifique », précise Vaihei.

Et puis il y a ses tantes, ses oncles, ses cousins et cousines… Mais surtout son papa, Xavier Samin, autrefois gardien émérite de l’AS Tefana et de la sélection tahitienne, qui est aujourd’hui l’entraîneur de la ligue 1 de l’AS Tefana.

« Depuis petite je l’admirais beaucoup, confie Vaihei. Je le suivais partout et ça m’a donné envie de faire comme lui. J’ai passé des formations, j’en passerai encore, d’ailleurs j’en ai une en février. Et en entraînant des équipes, je me suis rendu compte que j’aime faire ça. »

Vaihei joue en U19 National, « qui est une catégorie de haut niveau car on joue contre les plus bonnes et grosses équipes de toute la France », confie-t-elle. Voici son équipe du FC Fleury 91.

Une polyvalence sur les postes offensifs

Mais c’est bien grâce à ses performances sur le terrain que Vaihei a pu évoluer ainsi. Celle qui a commencé à jouer au football dès l’âge de 7 ans avec l’AS Tefana, a réussi à faire partie de la sélection tahitienne pour la Coupe des nations de la Confédération du football océanien (OFC) et pour les Jeux du Pacifique.

Ce sont ses facilités à tous les postes offensifs qui lui ont ouvert les portes de la métropole. Mais la jeune femme estime ne pas y être arrivée toute seule. En marge du soutien infaillible de sa famille et ses amis, « j’ai eu la chance d’être entraînée par Pascal Vahirua. Et c’est aussi grâce à Stéphanie Spielmann en particulier (cadre technique en charge du développement du football féminin à la Fédération tahitienne de football, NDLR) et au club de Tefana que j’ai pu aller en France faire des tests. A la base j’y allais pour intégrer une équipe, poursuit-elle. J’ai fait plusieurs détections à Saint-Etienne, à Vendenheim, à Strasbourg et à Clairefontaine. Au final j’ai été surprise et contente d’être prise pour intégrer un pôle car ce n’est pas tout le monde qui a cette chance. Il y a plusieurs étapes. Au stage de Clairefontaine, j’avais tout donné. On était 80 filles et seules les huit meilleures étaient sélectionnées pour passer les tests en pôle. J’ai passé ces tests et j’ai réussi ! »

Avec ses camarades du pôle espoir féminin de Tours.

Viser toujours plus haut

« Le pôle, c’est une formation sur 3 ans de seconde à terminale, explique Vaihei. C’est une formation de haut niveau, semi-professionnelle chez les filles. On avait tout à disposition. Notre entraîneur et directrice de pôle, Emilie Dos Santos, qui est le meilleur entraîneur féminin de la France ; son adjoint Alexis avec trois kinés, un podologue, un médecin du sport et deux services civiques mis à notre disposition. Et durant nos 3 années, non seulement on est formées à élever notre niveau de foot, mais nous passons déjà des formations pour être coach. » D’où la double casquette joueuse/coach qu’elle porte déjà.

Mais Vaihei Samin ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Si aujourd’hui elle évolue en U19 National avec son équipe du FC Fleury 91, « l’objectif est de pouvoir jouer en D1 et pourquoi pas viser plus haut, comme l’équipe de France… »

En attendant, cette sportive de haut niveau savoure chaque victoire. Comme la dernière en date, contre Lyon, « la meilleure équipe du tournoi ». Voilà qui n’augure que du bon.

Lors de son match contre l’équipe de Lyon. « Ce que je ressens sur le terrain, c’est avant tout du plaisir à jouer avec mes coéquipières, dit-elle. Et bien sûr de la rigueur et du mental pour pouvoir remporter le match ! »

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