vendredi 23 juillet 2021
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Vaccination à partir de 12 ans : “un succès” selon Manutea Gay

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Hier samedi, la mairie de Punaauia a accueilli le premier vaccinodrome qui proposait aux mineurs de 12 ans et plus de recevoir leur première dose de Pfizer, avec l'accord de leurs parents. Manutea Gay, responsable de la plateforme covid-19, était l'invité de notre JT hier soir pour faire le bilan de cette journée.

Publié le 13/06/2021 à 10:57 - Mise à jour le 13/06/2021 à 10:57
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Hier samedi, la mairie de Punaauia a accueilli le premier vaccinodrome qui proposait aux mineurs de 12 ans et plus de recevoir leur première dose de Pfizer, avec l'accord de leurs parents. Manutea Gay, responsable de la plateforme covid-19, était l'invité de notre JT hier soir pour faire le bilan de cette journée.

Quel bilan dressez-vous de la vaccination des mineures à partir de 12 ans ?

“A la mairie de Punaauia, nous avons pu pour la première fois proposer la vaccination pour les enfants de 12 à 17 ans. Ca a été un succès, une cinquantaine de jeunes sont venus se faire vacciner avec l’accord des parents. Et les différents témoignages sont plutôt satisfaisants car ils ont compris que c’était pour se protéger eux-mêmes et surtout protéger leur entourage et leur famille. Bien évidemment, la nécessité du voyage aussi a poussé certaines familles à amener leurs jeunes mais le fait de participer à la campagne de vaccination pour une protection communautaire de la population, c’est quelque chose de très positif à mon sens”.

Au Canada et aux Etats-Unis, la vaccination à partir de 12 ans a débuté il y a peu. Que sait-on des éventuels effets secondaires du vaccin anti-covid sur cette tranche d’âge ?

“Que ce soit sur cette tranche d’âge ou toutes les tranches d’âges, il y a de toute manière une surveillance. […] Toutes les personnes profitent d’une consultation médicale avant d’avoir le vaccin. Et c’est déjà une sécurité. Il y a une surveillance d’un quart d’heure ou d’une demi-heure selon les personnes. Il y a des refus médicaux et surtout il y a une pharmacovigilance qui fait partie du protocole. Et s’il y a des effets qu’on peut qualifier de secondaires, ils sont étudiés par des commissions techniques pour pouvoir vérifier si ces effets secondaires peuvent être dus au vaccin ou pas”.

Qu’en est-il pour ceux qui ne souhaitent pas se faire vacciner. Pourront-ils voyager en dehors de la Polynésie ?

“On peut voyager sans être vacciné bien évidemment. Le fait d’être vacciné, c’est plus simple. […] Seulement, il y a des contraintes qui sont nécessaires. Il faut pas oublier que nous vivons une pandémie planétaire. Et tout ce que le Pays, la direction de la santé, le ministère de la santé mettent en place ici au fenua comme ailleurs dans le monde, c’est pour éviter surtout que les nouveaux variants arrivent dans le Pays. Il est nécessaire de mettre en place toutes ces mesures qui sont pour certaines draconiennes mais nécessaires”.

Quand vous parlez de ces mesures, vous parlez des quatorzaines ?

“Oui par rapport à toutes ces personnes qui arrivent sur notre territoire […], dès lors qu’ils arrivent de l’étranger où le virus circule, il est absolument nécessaire de vérifier. Et d’ailleurs, le système fonctionne car nous pouvons dire qu’aujourd’hui, nous n’avons pas eu de 2ème vague comme il en existe dans d’autres pays donc il faut continuer. Et la vaccination vient compléter ce dispositif pour au cas où il y ait une dispersion de ces virus. Parce qu’ils sont déjà là, il ne faut pas se voiler la face, mais on fait tout pour ne pas qu’ils envahissent la population”.

Justement, le tableau épidémiologique de cette semaine a indiqué deux petits clusters à Faa’a et Punaauia. Est-ce que vous craignez une reprise des contaminations ?

“On ne peut pas parler de cluster. A Moorea, le mois dernier, il y a eu un cluster mais grâce au dispositif que la direction de la santé et le ministère de la santé ont mis en place, il a été circonscrit. […] Le virus “traditionnel” circule encore. Mais on ne peut pas dire qu’il a causé des problèmes considérables au sein de la population puisque le système permet de maîtriser. Dès qu’un cas positif est détecté, il est maîtrisé. Et en effet dans ces deux communes, il y a eu non pas un cluster, il y a eu 3 situations familiales qui ont été contenues. Nous avons mis en place ce qu’il faut pour contenir”.

Quand se tiendra le prochain vaccinodrome et où ?

“Nous l’avons confirmé aujourd’hui grâce aux bons résultats du vaccinodrome de Punaauia. Il aura lieu pour pouvoir proposer la deuxième dose de Pfizer aux 700 personnes qui sont venues ce matin, ce sera pour le samedi 10 juillet. Mais bien entendu, ce vaccinodrome à la mairie de Punaauia sera ouvert à tous”.

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