mardi 24 novembre 2020
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Syndrome du bébé secoué : tous concernés

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Alors qu’un jeune couple est actuellement jugé à la cour d’assises pour le décès de leur enfant, des suites du syndrome du bébé secoué, nous avons voulu en savoir plus. De quoi s’agit-il exactement ? Quels sont les traumatismes sur le nourrisson ? Et comment un adulte peut-il en arriver à cette situation dramatique pour l’enfant ? Eléments de réponses.

Publié le 11/09/2020 à 15:31 - Mise à jour le 11/09/2020 à 15:31
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Alors qu’un jeune couple est actuellement jugé à la cour d’assises pour le décès de leur enfant, des suites du syndrome du bébé secoué, nous avons voulu en savoir plus. De quoi s’agit-il exactement ? Quels sont les traumatismes sur le nourrisson ? Et comment un adulte peut-il en arriver à cette situation dramatique pour l’enfant ? Eléments de réponses.

Le syndrome du bébé secoué est un traumatisme crânien non accidentel survenant lorsqu’un bébé est secoué violemment de façon répétée, sans pour autant avoir reçu un choc. Ces secousses provoquent un écrasement du cerveau contre la boîte crânienne et des lésions dramatiques. Certains enfants conservent des séquelles irréversibles, d’autres en décèdent.

« Le poids du cerveau d’un enfant est de 12% par rapport au poids du corps. Chez un adulte, il est à peu près de 2%, explique le pédiatre Bernard Granger. Et puis leur cerveau est fragile, il bouge encore. Donc quand il y a un phénomène d’accélération ou de décélération, le cerveau va cogner contre la boîte crânienne et ça va déchirer des vaisseaux, ce qui va entraîner des hémorragies, un œdème cérébral, l’anoxie, le coma, le trouble de conscience, et c’est ça qui peut entraîner la mort. »

Le syndrome du bébé secoué survient la plupart du temps chez les nourrissons entre 3 et 8 mois. Une période où il pleure davantage, ce qui peut excéder l’adulte.

« La façon dont ça arrive, en général, c’est un bébé qui pleure beaucoup et parfois ça peut être quasi insupportable pour l’un des parents, poursuit le pédiatre. Et malheureusement, il y a parfois un parent, tellement excédé, qui peut prendre son enfant et le secouer d’avant en arrière pour le faire taire. Des fois il le jette même sur son lit… »

En France, environ 200 cas de bébés secoués sont recensés par an. En Polynésie, pas de chiffres exacts, mais on compterait en moyenne 5 victimes par an. C’est le cas de l’enfant dont les parents sont jugés en ce moment à la cour d’assises. Un nourrisson qui subissait des gestes de violence depuis sa naissance.  

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