jeudi 3 décembre 2020
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L’université partiellement déconfinée dès ce lundi

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Fermée depuis le 18 mars, l'université de la Polynésie française va rouvrir progressivement ses portes dès la semaine prochaine. Mais comment va se passer ce retour sur le campus qui brasse habituellement des milliers d'étudiants ? Les explications avec Patrick Capolsini, président de l'UPF.

Publié le 10/05/2020 à 13:57 - Mise à jour le 10/05/2020 à 13:57
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Fermée depuis le 18 mars, l'université de la Polynésie française va rouvrir progressivement ses portes dès la semaine prochaine. Mais comment va se passer ce retour sur le campus qui brasse habituellement des milliers d'étudiants ? Les explications avec Patrick Capolsini, président de l'UPF.

TNTV : Qu’est-ce qui va reprendre ce lundi ?
Patrick Capolsini, président de l’UPF : « Alors, pas les cours déjà. Ils sont en ligne et totalement à disposition des étudiants sur notre plateforme internet. Ce qui va reprendre lundi, c’est un accès pour certains types des étudiants uniquement, évidemment dans le respect des mesures d’éloignement, sanitaires etc.
(…) Il y aura un sens de circulation, il y aura un accueil à l’entrée du campus, on redirigera les étudiants vers les bons endroits en fonction de ce qu’ils souhaitent faire. »

L'université de la Polynésie française va rouvrir progressivement ses portes dès la semaine prochaine. Comment va se passer ce retour sur le campus qui brasse habituellement des milliers d'étudiants ? Les explications avec Patrick Capolsini, président de l'UPF.
Patrick Capolsini, président de l’UPF (Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Dans quels cas les étudiants ont le droit de venir ?
« Ils ont le droit de venir pour passer des examens sur place, c’est ce qu’on a appelé les ‘isolés du numérique’ pour les étudiants qui n’ont pas pu avoir accès à internet pour passer leurs examens en ligne, et donc on leur rouvre des salles informatiques de manière à ce qu’ils puissent venir et passer leurs examens en ligne. C’est vraiment le public principal que nous visons à partir de lundi. »

Un numéro vert est mis en place : 444 013, afin que les étudiants isolés numériquement puissent se signaler.

Comment cela se passe un examen en ligne ?
« Cela peut prendre des formes très différentes, il y a des oraux qui se font en visioconférences, il y a des examens écrits classiques, il y a des devoirs à rendre… »

Il n’y a pas de risque de triche quand on peut avoir accès à Google, Wikipédia… ?
« Bien-sûr, mais les enseignants ont adapté un peu leurs examens. On a une souplesse par rapport au règlement des études qui nous permet d’adapter beaucoup de choses, et donc c’est plutôt des devoirs à rendre, des choses comme ça… en tenant compte du fait qu’effectivement, ils ont a disposition toute la documentation qu’ils peuvent trouver. »

Et concernant les concours nationaux ?
« On organisera les concours de CAPES comme on les organise habituellement, dans les conditions évidemment sanitaires et d’éloignement qui seront respectées. Et puis on aura aussi la première année du concours de médecine, où on attend 160-170 étudiants sur le campus. Là encore, ils seront dispatchés dans différents amphithéâtres et on veillera à ce que tout se passe bien. »

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Est-ce que vous avez eu du décrochage pendant ces deux mois de confinement ?
« Les statistiques qu’on a sur notre plateforme d’enseignement à distance et sur les examens qui ont déjà été passés sont plutôt bonnes, en fait. On s’aperçoit même qu’on a pratiquement des chiffres qui sont plus élevés de participation qu’à l’ordinaire, donc on est content de ce côté-là. Cela se passe a priori plutôt bien, maintenant on recherche vraiment à recenser les étudiants qui ont de vraies difficultés de manière à pouvoir leur venir en aide. »

Le bac va se passer en contrôle continu cette année, craignez-vous une baisse de niveau des nouveaux entrants à l’université ?
« Non, je ne crois pas. Le contrôle continu s’est fait sur toute l’année, donc je pense que les étudiants qui auront leur bac cette année auront un vrai bac comme les autres, et on les accueillera sans problème à partir de la rentrée prochaine. On a déjà pas mal de demandes d’inscriptions, et j’invite les étudiants à se connecter sur notre site internet, il y aura les dates. »

Une question a suscité la controverse cette semaine, sur les départs et les arrivées des fonctionnaires et militaires, avec le risque d’introduction du virus. Attendez-vous du personnel venu de métropole pour la prochaine rentrée ? Des adaptations sont envisagées pour ces personnes ?
« Oui, bien-sûr. Tous les ans, on a un turn-over un peu comme tout le monde. On a un certain nombre de personnes qui arrivent. Pour l’instant, on n’a pas fini tous nos recrutements, donc on n’a pas le nombre exact de personnes qui viennent en fonction de la composition de leur famille, mais ils seront soumis aux règles qui seront édictées par le pays et par le haut-commissariat, bien-entendu. Si leur arrivée doit être différée de quelques jours, ça ne sera pas une difficulté, mais on ne peut pas se passer de ces enseignants et de ces personnels. »

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