lundi 6 juillet 2020
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Le covid-19 pourrait être « grave » pour une partie de la population, particulièrement fragile

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L'attestation médicale demandée aux voyageurs est avant tout un acte "citoyen" : il y aura désormais deux files à l'arrivée en Polynésie, une pour les personnes avec un certificat et l'autre pour ceux qui n'ont pas pu le faire. Le ministre de la Santé dit vouloir protéger la Polynésie, d'autant qu'une grande partie de la population a la santé fragile.

Publié le 09/03/2020 à 14:39 - Mise à jour le 09/03/2020 à 15:47
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L'attestation médicale demandée aux voyageurs est avant tout un acte "citoyen" : il y aura désormais deux files à l'arrivée en Polynésie, une pour les personnes avec un certificat et l'autre pour ceux qui n'ont pas pu le faire. Le ministre de la Santé dit vouloir protéger la Polynésie, d'autant qu'une grande partie de la population a la santé fragile.

Le gouvernement avait annoncé des points presse réguliers sur le covid-19, et il s’y tient. Le ministre de la Santé Jacques Raynal était ce lundi matin face aux médias. Pas de réelles nouvelles mesures annoncées mais le Pays explique avoir entendu les critiques concernant la demande d’une attestation médicale aux voyageurs : « Compte tenu des différents retours qu’on a pu avoir sur la difficulté de trouver un médecin ou de payer, nous avons acté le fait à partir d’aujourd’hui, c’est en train de se mettre en place, la double file à l’arrivée à l’aéroport de Faa’a. C’est-à-dire une file dans laquelle passeraient les gens qui ont eu la chance d’avoir un certificat médical, et une file créée spécifiquement pour ceux qui ont eu toutes les difficultés du monde, et qui n’ont pas pu avoir le certificat médical que l’on demande. Ensuite nous avons une liste de médecins à Los Angeles susceptibles de faire ces certificats. »

La compagnie aérienne locale a par ailleurs annoncé mettre à disposition de ses passagers en direct de Tahiti et au départ de Paris, Los Angeles et Auckland, du personnel médical. Un document sous forme d’attestation devra être rempli.

« Protéger au maximum la Polynésie »

Jacques Raynal, ministre de la Santé

Quel est le rôle de l’attestation médicale réclamée par les autorités ? « L’objectif c’était de pouvoir dater le moment où la personne a été vue par un médecin et en bonne santé. (…) L’attestation nous permet de savoir si jamais la personne développe la maladie, si elle a pu la contracter avant de rentrer en Polynésie ou après. Si la personne développe la maladie 15 à 16 jours après cet examen, il est fort probable qu’elle l’ai contractée en Polynésie et donc les recherches autour du cas vont être tout à fait différentes », explique Jacques Raynal qui souligne que ce que souhaitent les autorités, c’est avant tout « protéger au maximum la Polynésie française de l’introduction du virus. »

Des populations à risque en Polynésie

Car l’arrivée du covid-19 au fenua pourrait être grave pour une partie de la population, déjà fragile : « Ici nous avons pas mal de pathologies importantes (…) je parle par exemple de séquelles de rhumatismes articulaires aigus, maladie complètement inconnue en métropole qui donne des cardiopathies chez des personnes assez jeunes : 40 ans, même plus jeunes voire 35. Des cardiopathies qui risqueraient de se décompenser à l’occasion d’une telle maladie. Egalement les insuffisants rénaux, avec l’hémodialyse. Tous ces dialysés qui sont aussi fragiles, souvent porteurs de diabète d’ailleurs. Toutes ces personnes sont fragiles et en risque plus importants de décès que la population normale. Même si c’est un virus qui n’est pas très grave, pour ces populations il peut l’être, franchement grave. »

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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