jeudi 9 juillet 2020
A VOIR

|

Intercontinental Moorea : une « fermeture totale » envisagée

Publié le

La direction de l'Intercontinental Moorea envisagerait une fermeture pure et simple de l'établissement. Mais les syndicats ont bien l'intention de se battre.

Publié le 28/05/2020 à 10:46 - Mise à jour le 28/05/2020 à 17:19
Lecture 2 minutes

La direction de l'Intercontinental Moorea envisagerait une fermeture pure et simple de l'établissement. Mais les syndicats ont bien l'intention de se battre.

Une réunion s’est tenue mercredi entre la direction de l’Intercontinental Moorea, les représentants des salariés et les syndicats. La réunion débutée dans l’après-midi s’est poursuivie jusque dans la soirée. Une soixantaine d’employés ont attendu devant l’établissement, espérant avoir des réponses.

Selon les syndicats, la direction envisage la fermeture pure et simple de l’établissement : « La seule raison qu’ils ont donné c’est nous dire que c’est une décision qui vient du propriétaire (…) Pour nous ils ont profité de la situation du covid-19 pour faire la fermeture parce que jusqu’au mois de mars, on n’a jamais parlé de plan social. Le mois de janvier, celui de février ont été de bons mois alors qu’on est en pleine rénovation. On ne comprends pas aujourd’hui pour quelle raison on ferme. (…) Le taux de remplissage ne permet pas aujourd’hui de dire qu’on est en difficulté financière. (…) Ce qu’on ne comprends pas non plus c’est qu’aujourd’hui le Pays aide toutes les structures hôtelières notamment avec le Diese. On ne comprend pas pourquoi notre hôtel ne va pas sur cette aide », s’étonne Jacqueline Boubee, membre du syndicat O Oe to oe Rima et représentante des salariés.

Lire aussi : Intercontinental Moorea : « une fermeture nécessaire pour la survie » du groupe

« Ce n’est pas encore terminé mais ils veulent fermer l’hôtel (…) C’est critique pour chacun d’entre nous. On est environ 200 à travailler ici et avec les charges que nous avons au quotidien, nous nous retrouvons dans une situation critique (…) On ne s’attendait pas du tout à ça (…) Du jour au lendemain on nous dit qu’on n’a plus de travail. J’ai un enfant qui va arriver, alors du coup c’est un peu difficile pour moi. Je n’ai pas du tout envie que demain je sois licenciée », réagi Rohiti Teihotaata, employée.

La direction souhaiterait rencontrer chaque employé pour discuter d’une indemnité de licenciement. « Une indemnité ? Pour combien de temps. Je préfère un travail qui dure jusqu’à ce que j’ai une retraite »

Une prochaine réunion devrait se tenir pour parler de l’avenir des salariés.

Le groupe Pacific Beachcomber est propriétaire de 8 hôtels, soit 700 chambres et 1400 salariés. Il possède aussi le navire Paul Gauguin.

Le Dolphin Center et la Clinique des tortues ne sont en revanche pas concernés par la fermeture de l’établissement, et devraient donc rester sur le site, puisqu’ils ne font pas partie du groupe Pacific Beachcomber.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

Sorti de confinement pour aller à la plage, un...

Il était sorti de confinement pour aller à la plage en famille et avait critiqué un des fonctionnaires les plus appréciés du pays: le ministre néo-zélandais de la Santé David Clark, profondément impopulaire, a finalement démissionné jeudi.

Essais nucléaires, 54 ans après : une situation « dramatique et...

Ce jeudi 2 juillet marque le 54ème anniversaire du premier tir des essais nucléaires en Polynésie. L’association 193 s’est réunie pour un sit-in devant le haut-commissariat. Une manifestation en mémoire des victimes des essais nucléaires et pour que justice soit rendue.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV