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Recours contre le Pays : Nicole Bouteau annonce rencontrer les syndicats le 1er mai

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La ministre du Tourisme et du Travail a indiqué aujourd'hui qu'elle rencontrait le 1er mai les syndicats et qu'elle "ne comprenait pas" leur recours portant sur l'obligation de prendre des jours de congés avant de toucher les indemnités, et qui fragilisait ainsi l'ensemble du dispositif.

Publié le 28/04/2020 à 15:08 - Mise à jour le 28/04/2020 à 16:52
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La ministre du Tourisme et du Travail a indiqué aujourd'hui qu'elle rencontrait le 1er mai les syndicats et qu'elle "ne comprenait pas" leur recours portant sur l'obligation de prendre des jours de congés avant de toucher les indemnités, et qui fragilisait ainsi l'ensemble du dispositif.

Le 22 avril, Nicole Bouteau informait lors d’un point presse d’un recours de 5 syndicats (le syndicat de la fonction publique, le CSTP-FO, la CSIP, Otahi et O oe to oe rima) contre la réquisition intégrale des congés comme condition pour bénéficier des aides économiques du Pays. Interrogé par TNTV, Vadim Toumaniantz, secrétaire général du syndicat de la fonction publique, précisait que “seul un article a été attaqué” du projet de loi du 27 mars : “il n’est donc pas à notre sens question d’attaquer le reste du dispositif, mais bien et uniquement ce point particulier”.

La ministre du Tourisme et du Travail est revenue sur ce recours ce mardi, lors de la conférence de presse donnée afin de communiquer les recommandations par secteur pour la reprise de l’activité économique : “Nous rencontrons les syndicats le 1er mai puisque cette rencontre annuelle importante est maintenue cette année, donc ils sont conviés à venir rencontrer le gouvernement comme chaque année”.

Et de poursuive : “Le recours ne nous a pas encore été notifié, et au moment où je vous parlais la semaine dernière, ce n’était qu’une rumeur. Il se trouve que la veille, ils avaient déposé le recours. Cela a été un peu le cri du cœur, j’ai dit que ce serait criminel, parce que cela donnait l’impression qu’on scie la branche sur laquelle on est assis. Je vous rappelle que ces dispositifs ont été mis en place à la demande des partenaires sociaux tant les organisations patronales que les organisations syndicales, qui étaient venues nous voir dans le cadre de la décision de confinement qui allait intervenir, et qui sont venues soutenir ces décisions de confinement, en nous demandant : si les entreprises et les salariés sont arrêtés, il faut mettre en place les dispositions. Et j’ai l’impression qu’ils n’ont pas fait le lien entre le recours et le fait que ça venait fragiliser l’ensemble des dispositifs déjà créés et payés, puisqu’aujourd’hui nous en sommes quasiment à 1 milliard de Fcfp de versés tant aux salariés qu’aux patentés (…) et ceux que nous nous apprêtons à prendre par arrêté d’application pour permettre la reprise d’activité, et soutenir pendant encore quelques mois ces entreprises qui sont en difficulté, et derrière ces entreprises, il y a des salariés. C’était notre priorité absolue”.

L’intervention de Nicole Bouteau à partir de 1 heure et 29 minutes dans notre édition spéciale :


Concernant la lettre ouverte qui lui a été adressée hier par l’intersyndicale et “où les syndicats estimaient ne pas être suffisamment associés aux discussions qu’il peut y avoir actuellement, je vous rappelle que ces discussions sont animées par le Vice-président avec le patronat. J’y participe également au titre du travail, mais pour travailler sur les conditions de la reprise des entreprises. Donc il y a un temps pour tout. Nous consultons actuellement l’ensemble des partenaires sociaux sur les dispositifs qui vont être pris par arrêté d’application. Nous avons pour le moment retour uniquement des observations du patronat. Nous n’avons aucun retour des syndicats de salariés, et nous les voyons le 1er mai” a répondu la ministre.

Elle a par ailleurs affirmé ne pas comprendre ce recours : “Parce que dans ce contexte, aujourd’hui, les entreprises auxquelles il a été demandé, effectivement, d’engager la liquidation des congés, on est en début d’année 2020, si tel n’était pas le cas, ils seraient venus solliciter directement le RES (Revenu Exceptionnel de Solidarité, NDLR). Cela veut dire qu’un salarié qui aujourd’hui touche 200-250 000 Fcfp, se serait retrouvé dès le début à 100 000 Fcfp de revenu. Donc je ne comprends pas. J’aurai presque pu comprendre que les patrons viennent nous dire ‘attendez, écoutez, c’est compliqué, on a peut-être pas la trésorerie…’, mais que là, les syndicats de salariés viennent s’opposer à ce type de dispositions ? On est dans une situation de crise exceptionnelle. Et nous avons demandé, -oui, on sait que ça fait sujet à discussion y compris au sein de l’administration du Pays- quelques jours de congé dans une année qui est juste incroyable, à laquelle on ne s’attendait pas. C’est un effort de solidarité que nous demandons à tout le monde et le Pays a fait ce qu’il fallait pour mobiliser sa trésorerie, pour mettre en place ces dispositifs”.

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