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Économie : seul 5 % des entreprises envisagent une amélioration

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Dépression du climat des affaires, investissements suspendus, chute des exportations : dans une note de conjoncture, l’IEOM dresse un tableau bien sombre de ce premier trimestre. Un pessimisme qui se généralise au 2e trimestre, alors que seul 5 % des entreprises envisagent une amélioration.

Publié le 27/05/2020 à 17:46 - Mise à jour le 28/05/2020 à 11:11
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Dépression du climat des affaires, investissements suspendus, chute des exportations : dans une note de conjoncture, l’IEOM dresse un tableau bien sombre de ce premier trimestre. Un pessimisme qui se généralise au 2e trimestre, alors que seul 5 % des entreprises envisagent une amélioration.

Pas de drame humain chez nous, mais des indices économiques en chute libre.

À commencer par le climat des affaires en chute de 31 points, son plus bas niveau depuis 2009.

Interrogées par l’IEOM, 90 % des entrepreneurs craignent désormais les effets directs de la crise, dont 57% redoutent une “forte dégradation des conditions d’activité”.  

Nombreux sont ceux également qui prévoient de réduire leurs effectifs. Décision que le revenu exceptionnel de solidarité a permis de reporter jusqu’ici.

Mais faute de visibilité, les chefs d’entreprise sont contraints de renoncer, ou reporter leurs projets d’investissements. Le Pays lui-même a dû revoir ses priorités budgétaires, notamment au détriment de l’investissement.

Alors que la fréquentation touristique est divisée par trois, les professionnels anticipent déjà une hausse des charges d’exploitation, et un effondrement de leur trésorerie.

Enfin, les volumes d’exportation s’écroulent, à l’instar des perles (60%), suivi de la vanille ou encore du poisson. Infographie. Divisées par trois, les ventes de perles n’atteignent plus que 400 millions de Fcfp. Reste la consommation. Principal moteur de la croissance, il témoigne encore d’un dynamisme soutenu par les crédits des particuliers. Lié à l’évolution de l’emploi, l’état de la consommation sera un marqueur clef de l’intensité de la crise dans les prochains mois.

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