L’audiovisuel polynésien, un secteur à forte valeur ajoutée

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Les premières assises de l’audiovisuel se sont ouvertes vendredi du côté de la Maison de la culture. Profitant de la présence du FIFO et de l’expérience des différents professionnels étrangers, les échanges ont permis de mesurer l’étonnant retour sur investissement du cinéma polynésien.

Publié le 10/02/2024 à 9:23 - Mise à jour le 10/02/2024 à 9:40

Les premières assises de l’audiovisuel se sont ouvertes vendredi du côté de la Maison de la culture. Profitant de la présence du FIFO et de l’expérience des différents professionnels étrangers, les échanges ont permis de mesurer l’étonnant retour sur investissement du cinéma polynésien.


Pour la première journée des assises de l’audiovisuel, il n’était pas encore question de trouver des solutions, mais d’identifier des pistes d’amélioration. Plusieurs intervenants venus d’Océanie et d’Outre-mer sont ainsi venus partager leurs expériences, à l’image de La Réunion qui depuis 25 ans a misé sur ce secteur en mettant en place de nombreuses aides. Et la Polynésie, n’est pas si loin derrière.

Comparativement, les productions polynésiennes bénéficient de deux fois moins d’aides que leurs homologues réunionnaises. Elles génèrent pourtant des retombées économiques directes et indirectes qui équivalent aux deux tiers de celles de La Réunion. « C’est sur que quand on entend La Réunion, on a pas forcément à rougir. Ils sont dans un pays qui est plus grand, ils sont en avance sur les studios etc. Pour autant, on a aussi beaucoup de tournages, on a quand même des techniciens, des compétences… Cela a quand même beaucoup bougé ces 20 dernières années » explique Denis Pinson, président de la fédération polynésienne de l’audiovisuel et du cinéma.

Pour ces professionnels, la Polynésie bénéficie d’un potentiel cinématographique unique : « On bénéficie surtout d’un avantage certain, c’est le nom de la Polynésie. Par rapport peut-être à La Réunion ou à la Nouvelle-Calédonie. Les Américains, le monde entier… connaissent la Polynésie, Bora Bora… Et donc on part avec une longueur d’avance ».

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Une image d’Épinal qui a tout intérêt à être suivie d’investissement massifs des pouvoirs publics. Car lorsqu’une administration investit 1 Fcfp sur la création, elle multiplie par 3 cette somme. « J’en suis convaincu, c’est pour ça que j’ai fixé des objectifs ambitieux. Je pense que la puissance publique doit avoir une politique clairement définie, et mettre les moyens qui vont avec. (…) En conclusion des assises, je donnerai quelques perspectives sur ce que le gouvernement va mettre en place avec les professionnels. Et je pense qu’on aura de bonnes nouvelles » admet Moetai Brotherson, président de la Polynésie française.

Les assises de l’audiovisuel se poursuivront les 12 et 13 février à la Présidence avec l’ensemble des professionnels du secteur pour construire le cinéma polynésien de demain.

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