lundi 6 décembre 2021
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L’atelier Tata’i pose ses outils à la Polynesian Factory

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Tata’i, l’atelier collaboratif a organisé sa septième journée de réparation d’objets du quotidien dans la commune de Pirae. Le public de la côte Est a ainsi pu faire réparer des appareils électroménagers ou apprendre les rudiments de la couture à moindre frais. Plus qu’un simple atelier de réparation, Tata’i est avant tout un espace de partage ou l’obsolescence programmée ne doit plus être une fatalité.

Publié le 16/10/2021 à 17:52 - Mise à jour le 18/10/2021 à 13:05
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Tata’i, l’atelier collaboratif a organisé sa septième journée de réparation d’objets du quotidien dans la commune de Pirae. Le public de la côte Est a ainsi pu faire réparer des appareils électroménagers ou apprendre les rudiments de la couture à moindre frais. Plus qu’un simple atelier de réparation, Tata’i est avant tout un espace de partage ou l’obsolescence programmée ne doit plus être une fatalité.

Les bénévoles de l’atelier collaboratif Tata’i ont posé leurs outils dans l’enceinte de la Polynesian Factory, dans la commune de Pirae. Depuis près d’un an, cette vingtaine de petites mains qui luttent chaque mois contre l’obsolescence programmée ravissent les propriétaires de petits appareils électroménagers qui en profitent pour obtenir quelques astuces comme François: “c’est un métier de faire le diagnostique de machines comme ça, mais une fois qu’on a compris les petits principes, on progresse petit à petit”.

Un plaisir partagé par ces bénévoles qui comme Charles, réparateur professionnel, offre de son temps et ses connaissances pour offrir une seconde vie à ces objets du quotidien : “c’est important de pouvoir partager son métier, sa passion aussi et de voir la satisfaction des gens, une fois que l’appareil est réparé”.

Et la demande ne cesse de croitre aux quatre coins de Tahiti, selon l’inusable Moea Pereyre, instigatrice du projet. Pour elle, il y a une réelle prise de conscience, ils reçoivent d’ailleurs de plus en plus demandes, de la presqu’île pas exemple ou de Moorea. L’atelier Tata’i n’a pas de local. Les organisateurs ont fait le choix d’être itinérant et de se déplacer en fonction des besoins. Mais pour cela, il faut trouver des sites où installer l’atelier le temps d’une journée.

Et en ces temps de crise économique, le consommateur souhaite aussi changer ses habitudes : “les gens sont dans cette mouvance là, on va planter, on va essayer de changer nos habitudes de consommation parce qu’on a plus de temps” et “parce que oui forcément, il y a des prises de conscience par rapport à tout ce qu’il se passe aujourd’hui” précise Moea Pereyre.

Outre l’électronique, la couture était aussi valorisée. L’industrie du textile étant une des plus polluante, le collectif Tata’i souhaitait également sensibiliser son public. Une aubaine pour Heremiti qui profite de ce moment car “c’est plus intéressant d’apprendre avec quelqu’un et après on tisse des liens”.

Depuis sa création l’atelier collaboratif Tata’i aura permis d’éviter de mettre à la poubelle près de 200 kg d’objets électroniques. Un bilan concret pour la préservation de la planète.

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