jeudi 3 décembre 2020
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Un site archéologique à Pamatai Hills

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Sur les hauteurs de Faa’a, parmi les habitations du lotissement Pamatai Hills, se tiennent plusieurs marae. L’un d’eux est en cours de restauration par l’archéologue Raymond Graffe. D’autres sont en construction par l’association Te Pu o te Ao Maohi.

Publié le 13/09/2020 à 17:37 - Mise à jour le 13/09/2020 à 17:39
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Sur les hauteurs de Faa’a, parmi les habitations du lotissement Pamatai Hills, se tiennent plusieurs marae. L’un d’eux est en cours de restauration par l’archéologue Raymond Graffe. D’autres sont en construction par l’association Te Pu o te Ao Maohi.

Cet ensemble est l’œuvre de l’association Te Pu o te Ao Maohi. Un marae d’un nouveau genre avec des structures dédiées à chaque archipel du fenua, mais aussi à Hawaii, Aotearoa et Rapa Nui. Un projet de taille qui n’aurait plus l’aval du promoteur de Pamatai Hills.

« Le problème aujourd’hui avec le promoteur, le contrat qui a été fait verbalement n’a pas été maintenu, explique Antonio Mataoa, membre de l’association Te Pu o te Ao Maohi. Il y a une autre personne qui mentionne être un bâtisseur de marae aussi. Aujourd’hui on voit que le marae que l’association a fait là-haut a été détruit. »

(crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Il s’agit du marae de Te O Repo, qui date selon l’archéologue Paul Niva du XIVe ou XVe siècle.

Également spécialiste en la matière, Raymond Graffe a récemment été mandaté par le promoteur pour restaurer le marae, qui faisait aussi partie du site que l’association souhaite utiliser.   

« Le 24 août, lorsque les travaux ont commencé, je me suis aperçu que le marae était complètement restauré et transformé, confie-t-il. Alors je sors le plan de Niva, et ça n’a aucune équivalence avec la restauration qui a été faite ! »

(crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Sur cette crête de 10 hectares, plusieurs vestiges ont été répertoriés il y a 15 ans. Celui de Te O Repo n’a jamais été classé. Il est situé sur une terre privée, le propriétaire peut donc en disposer à sa guise. 

« Je pense que les gens font ça avec bonne conscience, souffle l’archéologue Paul Niva. Ils pensent qu’ils font bien. Mais justement l’erreur est là. Vaut mieux faire appel à des professionnels qui sont les archéologues pour faire ce type de travail. »

De son côté, le représentant des promoteurs n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

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