samedi 11 juillet 2020
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Turama : lutter contre « les idées fausses autour de la contraception »

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La direction de la Santé a mené une campagne de promotion de la contraception durant une semaine. Pour faire le point, Sabrina Chanteau, médecin au centre de consultation de la mère et de l’enfant, était l'invitée de notre journal dans notre rubrique Turama :

Publié le 24/09/2019 à 13:02 - Mise à jour le 24/09/2019 à 13:48
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La direction de la Santé a mené une campagne de promotion de la contraception durant une semaine. Pour faire le point, Sabrina Chanteau, médecin au centre de consultation de la mère et de l’enfant, était l'invitée de notre journal dans notre rubrique Turama :

À qui s’adresse cette campagne ?
« La semaine dernière, on a organisé une grande campagne pour le public, qui s’adressait notamment aux jeunes, aux jeunes filles et aux couples, concernant la contraception. L’objectif est de lutter contre les idées fausses autour de la contraception, de lever beaucoup de freins qu’on a constaté au niveau de la population au sujet de la démarche pour aller demander une contraception. Donc des spots sont passés à la télé, au cinéma, sur les réseaux sociaux. »

On imagine que les jeunes sont plus particulièrement visés. Est-ce qu’on connaît aujourd’hui le chiffre du nombre d’adolescentes qui tombent enceintes en Polynésie ? C’est encore une problématique ?
« Il y a eu en 2018, 130 naissances chez les moins de 18 ans. C’est un taux qui reste stable ces huit dernières années. (…) C’est un taux qui a diminué en fait depuis que la contraception a été légalisée en Polynésie. Là, il reste stable ces dernières années. »

Pourquoi il ne baisse pas ?
« Il y a plusieurs facteurs qui peuvent expliquer cette baisse. En tous cas, au niveau des facteurs environnementaux, il faut savoir que l’accessibilité à la contraception est très grande en Polynésie. Je tiens à rappeler que quasiment tous les contraceptifs sont remboursés par la CPS, que les consultations concernant la contraception auprès des médecins généralistes ou spécialistes (gynécologues, obstétriciens…) sont prises en charge à 100%, que ce soit dans les structures de santé publique ou dans le secteur privé. »

Les jeunes sont-ils plus nombreux à faire usage d’un contraceptif ?
« En Polynésie, la dernière étude a montré que 75% des jeunes qui en ont besoin utilisent la contraception, alors qu’en métropole, le taux est un peu plus élevé puisqu’il est à 86%. »

Cela veut dire qu’il y a un manque de prévention, notamment dans les écoles ?
« Au niveau des écoles, il existe le programme d’éducation à la sexualité. Il s’agit d’apporter des connaissances, des compétences aux adolescents, pour leur permettre justement d’acquérir des bons comportements qui vont leur permettre d’accéder à une sexualité responsable, saine et libre. C’est vrai qu’il y a un axe sur lequel la direction de la Santé va insister plus particulièrement dans le cadre de cette éducation à la sexualité : c’est l’axe des compétences psycho-sociales. Parce qu’on se rend compte que pendant plusieurs années on a apporté beaucoup d’informations. On était beaucoup sur l’informatif au niveau de ces séances, et là, l’OMS nous rappelle qu’il faut aussi ne pas oublier les compétences psycho-sociales. Ce sont les capacités d’un individu à interagir avec les autres, avec son environnement, de manière efficace, constructive et positive. »

On parle également des dangers des contraceptifs. Cela fait débat régulièrement, notamment par rapport au stérilet. Pourquoi cette mauvaise presse ? Et comment faites-vous pour combattre les idées reçues ?
« Déjà, le terme utilisé stérilet peut évoquer la stérilité, hors c’est totalement faux. On ne devrait plus l’appeler ainsi car c’est un nom qui est faussement utilisé. On devrait plutôt l’appeler dispositif intra-utérin. Et une fois qu’il est retiré, la femme peut récupérer une fertilité tout à fait normale. Il y a beaucoup d’idées reçues aussi autour du stérilet comme quoi cela risque de gêner le rapport sexuel, hors c’est également faux. Il n’y a aucune gêne perçue ni par la femme ni par l’homme. »

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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