A VOIR

|

Réforme des retraites : près de 2 500 grévistes en Polynésie

Publié le

Selon les autorités, ils étaient ce matin 2 456 grévistes à manifester contre la réforme des retraites qui vise à repousser l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans.

Publié le 19/01/2023 à 17:00 - Mise à jour le 19/01/2023 à 17:03
Lecture 3 minutes

Selon les autorités, ils étaient ce matin 2 456 grévistes à manifester contre la réforme des retraites qui vise à repousser l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans.

“Ni 1 jour, ni 1 mois, ni 1 an de plus” : c’est le slogan scandé par les manifestants tout le long du trajet, depuis l’école To’ata vers le haut-commissariat à Papeete ce matin. Des agents de police, des douaniers et même des retraitées, mais surtout des membres du corps enseignant, tous déterminés à se faire entendre.

Les chiffres définitifs de la grève, communiqués par la présidence.

En France, la mobilisation est estimée par le ministère de l’Intérieur à plus d’un million de personnes, 2 millions selon les syndicats. En Polynésie, si le mouvement a aussi été suivi dans les îles, la plus grosse partie de la mobilisation s’est faîte sur Tahiti. Du côté de l’éducation, plus de 59% du personnel a répondu à l’appel national. “Près de 80% des Français ne veulent pas de cette réforme. Si l’on veut que cette réforme soit validée démocratiquement, qu’ils mettent en place un référendum” indique Maheanu’u Routhier, secrétaire territorial du SNETAA-FO.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Reçus par le haut-commissaire, les représentants syndicaux ont trouvé une oreille attentive auprès du représentant de l’État. Ils restent toutefois vigilants et pourraient prévoir d’autres manifestations. “On a une rencontre avec le haut-commissaire le 30 – 31 janvier et le 17 février. On va encore discuter de la situation. Et on verra après. Les décideurs sont en métropole. Nous, on suit le mouvement national” explique Atonia Teriinohorai, secrétaire général de O Oe To Oe Rima.

Outre la réforme des retraites des fonctionnaires de l’État, les syndicats ont également abordé d’autres sujets notamment la suppression de l’Indemnité temporaire de retraite (ITR).

Un mouvement suivi aussi à Raiatea

La grève sur la réforme des retraites a également été suivie du côté de Raiatea. Selon les représentants syndicaux, 100% des établissements publics du primaire de Raiatea sont restés clos aujourd’hui. Enseignants, professeurs et agents de la fonction d’État, ils étaient près de 80 fonctionnaires à défiler dans la ville de Uturoa munis de pancartes et autres bannières.

“Si la réforme passe, c’est plutôt les 50, 60 ans… qui se voient encore repousser leur âge à la retraite. Ce sont des personnes que l’on sait fatiguées. Et pour elles, c’est relativement difficile de continuer à travailler comme il faut, dans de bonnes conditions, à qui on a promis une retraite. Cela les met dans des états d’incertitude. Et quand on pense ensuite aux générations suivantes qui attendent les réformes suivantes, et pour lesquelles il y a vraiment des difficultés. Et les jeunes qui rentrent dans le monde du travail, on ne sait absolument pas s’ils vont avoir une retraite” a déclaré Christophe Jean-Pierre, délégué syndical.