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Mobilisation à Paea contre le projet de Route du Sud

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La mobilisation s’organise à Paea. Les riverains ont appris il y a quelques jours que le projet de route du Sud était de nouveau d’actualité. Les opposants au projet sillonnent les quartiers munis de pétitions. Une grande réunion publique aura lieu ce samedi.

Publié le 07/09/2019 à 10:58 - Mise à jour le 08/09/2019 à 10:13
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La mobilisation s’organise à Paea. Les riverains ont appris il y a quelques jours que le projet de route du Sud était de nouveau d’actualité. Les opposants au projet sillonnent les quartiers munis de pétitions. Une grande réunion publique aura lieu ce samedi.

La population de Paea se lève contre le projet de route du Sud. Le projet, qui date de 2004, et qui avait pour vocation à fluidifier le trafic, est réapparu il y a quelques jours à l’occasion de la révision du plan général d’aménagement de la commune (PGA).Depuis, la nouvelle a circulé comme une traînée de poudre à Paea, où 300 riverains pourraient être concernés par d’éventuelles expropriations. Ils se mobilisent pour se faire entendre : groupes sur les réseaux sociaux, pétitions… Une grande réunion publique est même organisée aujourd’hui.

De leurs côtés, Patrice Teinauri et Gilles Parzy sillonnent un par un les quartiers de Paea. À Tiapa, ils informent la population : le tracé prévisionnel de la Route du Sud y passerait. “On est soulagés du positionnement de la commune en notre faveur. Il a été clairvoyant. On veut prévenir tous les concernés qu’il y a d’autres solutions raisonnables. On ne veut pas que notre patrimoine soit impacté (…) Les gens sont à 99,9% opposés à cette route. Ils avaient besoin d’être informés parce qu’ils ne l’étaient pas. C’était déjà sorti des cartons, et il est grand temps que l’on pense à d’autres solutions raisonnées. C’est pour ça qu’on est là. On attend plus que du monde, à Orofero : un raz-de-marée. Le projet s’arrêtera parce qu’il est irréaliste, inhumain. On a des solutions qui résolvent les problèmes dans Papeete et pas seulement. Sur les routes. Quand on développe les autres pôles de l’île dans les vallées : on concentre de l’activité décentralisée vers s’autres lieux que Papeete. Le trafic avec. On crée des emplois durables, pas ceux qui durent le temps d’un chantier. On veut que les milliards soient utilisés non pas pour du goudron, mais pour développer le Pays” explique Gilles, riverain de Maraa et défenseur de l’environnement. “Il faut tenir, on ne doit pas lâcher. C’est pour nos petits enfants. C’est important !” ajoute Teriitua, riverain de Tiapa.

Pour certains riverains, cette route permettrait toutefois d’en finir avec les embouteillages. “Il y a beaucoup de riverains qui sont contre la route, mais c’est pas non plus la majorité. Ici, à Paea, on aime bien notre commune et on aimerait bien rester y vivre. Le matin, à 5 heures, il y a déjà des embouteillages. Il faut partir à 4 heures 30. Ceux de la Presqu’île, ils partent parfois à 3 heures du matin. J’imagine que dans dix ans, ça ne sera plus possible. Et on n’a pas envie d’aller vivre en appartement à Papeete. On aimerait bien rester ici. Il faut des réseaux routiers, je pense que c’est obligé, et je suis pour. Ça peut aussi permettre de désenclaver l’intérieur de l’île. Maintenant, on vit tous un peu les uns sur les autres, tout au long du littoral : il faut partir vivre dans les montagnes et désenclaver” confie Vaite, riveraine de Tiapa et favorable au projet.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Mais les signatures s’accumulent sur la pétition pour s’opposer au projet. “Les gens sont plus ou moins réveillés, ils sont heureux de signer cette pétition” précise Patrice. Les voix s’élèvent également sur les réseaux sociaux. Un groupe “Paea contre le projet de route du Sud” rassemble près de 500 internautes :

Le rendez-vous est donné aujourd’hui à 16 heures, à Orofero, où se tiendra une réunion d’information des riverains, à l’initiative de plusieurs familles du quartier. 

Des séjours thérapeutiques pour jeunes en difficulté

Depuis trois ans, le nombre de délits commis par des mineurs au fenua est en baisse. Afin de lutter contre la récidive, les adolescents sont pris en charge par la direction territoriale de la protection judiciaire de la jeunesse. Celle-ci agit sur trois leviers : la famille, l’insertion et la santé. Sur ce dernier volet, trois séjours thérapeutiques ont été organisés cette année. Le dernier vient de se terminer à la Presqu’île.

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