samedi 11 juillet 2020
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Les Polynésiens en manque de sommeil

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Les vacances de la Toussaint sont désormais terminées. À Tahiti, la plupart d’entre nous en ont profité pour recharger les batteries loin des embouteillages de début et fin de journée ou des devoirs. Mais savez-vous que nous sommes tous en dette de sommeil ? De 10 heures par jour pour nos grands-parents, nos nuits sont passées à une moyenne de 7 heures 30. Quelles sont les conséquences sur notre santé et comment être moins fatigué ?

Publié le 12/11/2019 à 10:23 - Mise à jour le 12/11/2019 à 10:45
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Les vacances de la Toussaint sont désormais terminées. À Tahiti, la plupart d’entre nous en ont profité pour recharger les batteries loin des embouteillages de début et fin de journée ou des devoirs. Mais savez-vous que nous sommes tous en dette de sommeil ? De 10 heures par jour pour nos grands-parents, nos nuits sont passées à une moyenne de 7 heures 30. Quelles sont les conséquences sur notre santé et comment être moins fatigué ?

Malgré nos conditions de vie privilégiées, nos îles ne sont pas épargnées, particulièrement la zone urbaine. Embouteillages, travail, activités, films, écrans… autant d’occupations qui raccourcissent nos nuits. Dans les années 70, on dormait 10 heures par nuit, et dans les années 90, nous sommes passés de 8 à 9 heures de sommeil quotidiennement. Mais depuis les années 2010, nous dormons en moyenne 7 heures 30 par jour.

« Certaines personnes de la Presqu’île se lèvent jusqu’à 2-3 heures du matin pour venir travailler, et éviter les embouteillages afin d’arriver à l’heure au travail. Alors que l’heure du coucher, avec les enfants à mettre au lit, la maison à organiser, ne se fait pas toujours aussi tôt que possible » explique Thierry Soussi, médecin ORL spécialisé dans les troubles du sommeil à Papeete.

Les plus exposés à la fatigue sont les adolescents. « Dès la 6ème, un enfant peut accumuler jusqu’à 1 000 heures d’écrans tout confondus -tablettes, jeux vidéos, télé- par an. On s’est aperçus qu’à 18 ans, on pouvait même monter jusqu’à 2 400 heures, ce qui est considérable. Cela correspond à deux années scolaires et demi. C’est énorme. Il ne faut pas déconnecter tout le monde, mais il faut réguler le flux d’utilisation des écrans, couper les écrans à partir de 21 heures si on le peut, et montrer l’exemple aux adolescents, parce que si les parents jouent à Candy Crush toute la nuit, c’est un mauvais exemple pour eux » poursuit Thierry Soussi.

La perte de sommeil est un tueur de performances. Ses conséquences : fatigue, irritabilité, trouble de l’apprentissage, trouble de l’humeur, mauvais résultats scolaires ou encore difficultés sociales. Alors comment limiter son impact ? « Il faut se mettre dans un environnement le plus calme et le plus sombre possible, faire des bonnes nuits, éviter de faire des repas trop lourds le soir, mettre au moins une heure ou deux entre le repas du soir et le coucher, -c’est indispensable- et ensuite, essayer de récupérer dans la journée, si vous avez un quart d’heure ou une demi-heure pour récupérer. Il ne faut pas que le sieste ne dépasse 10, 15, 20 minutes maximum, sinon on rentre dans un cycle de sommeil profond, et on va se réveiller très fatigué » préconise le docteur.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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