A VOIR

|

Jacques Guillou, un aventurier breton premier colon des Gambier

Publié le

Les origines de la famille Guilloux sont aujourd'hui racontées dans un livre : "L’île d’Agnès", qui retrace l’itinéraire d’un aventurier breton, Jacques Guillou. Il fût l’un des premiers européens à fouler le sol des Gambier au 19e siècle. Une histoire qui passionne Henry Gazay, un autre Breton installé en Floride. C’est en préparant un projet de voyage sur les mers de Polynésie qu’il a rencontré, par hasard à Miami, l’une des descendantes de Jacques Guillou.

Publié le 18/10/2022 à 9:08 - Mise à jour le 18/10/2022 à 9:17
Lecture 2 minutes

Les origines de la famille Guilloux sont aujourd'hui racontées dans un livre : "L’île d’Agnès", qui retrace l’itinéraire d’un aventurier breton, Jacques Guillou. Il fût l’un des premiers européens à fouler le sol des Gambier au 19e siècle. Une histoire qui passionne Henry Gazay, un autre Breton installé en Floride. C’est en préparant un projet de voyage sur les mers de Polynésie qu’il a rencontré, par hasard à Miami, l’une des descendantes de Jacques Guillou.


C’est une histoire de marin et des origines d’une grande famille polynésienne. Sandy Guilloux retrouve son ami Henry Gazay à bord de ce catamaran. Ce breton s’apprête à prendre le large comme l’a fait Jacques Guillou, le premier de la grande lignée polynésienne, au cours du 19e siècle. Coïncidence ou signe du destin, leur amitié est née en 2016.. L’histoire de cet aïeul a été la porte d’entrée de ce voyage en Polynésie : “Avec un point commun qui est le village d’Audierne, la ville de toute ma famille, qui y habite encore. Et complètement par hasard, dans une discussion au cours d’un dîner entre amis, je découvre que ma voisine était polynésienne, et que son ancêtre de six générations, venait d’Audierne. Et il a laissé derrière lui un manuscrit qui circule dans la famille” raconte Henri Gazay, auteur de “L’île d’Agnès”.

Pendant de longs mois, Henry Gazay s’est penché sur le manuscrit, retrouvé dans les années 50 à Mangareva. Il a recoupé les informations pour relater les faits, et raconter dans ce livre l’aventure de Jacques Guillou. L’ouvrage a été édité aux États-Unis il y a deux ans.

Avant de poursuivre son tour du monde, Henry Gazay s’est rendu à son tour aux Gambier en bateau, sur les traces de Jacques Guillou. Il  fut l’un des premiers témoins de l’arrivée des missionnaires aux Gambier, les père Laval et Caret : “On a retrouvé en mairie les actes de naissance etc. Donc la famille Guilloux à Audierne est encore là, et on peut trouver des descendants qui seraient des parents de Jacques Guillou, car Jacques Guillou n’a pas eu de descendance en Bretagne, mais en Polynésie”.

Cette histoire de famille est un premier chapitre. Sandy Guilloux souhaite que les descendants redécouvrent leurs origines. Cinq générations plus tard, 1 500 polynésiens portent ce nom de famille. “Plusieurs personnalités portent ce nom. Même Gaston Flosse descend d’une grand-mère Guilloux. Ainsi que Francis Sanford” précise Sandy Guilliux.

Pour précision, à l’origine, Guillou s’écrivait sans “x”. La lettre a été ajoutée au nom lors du baptême du 7e enfant de Jacques Guillou. À l’époque, c’était un curé qui avait enjolivé le nom : le “x” est apparu et puis il est resté.