samedi 28 mars 2020
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Croisière : le bassin Pacifique représente 5% de l’activité mondiale

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Le Comité de pilotage (Copil) est chargé d'élaborer, coordonner et évaluer le déploiement d'un plan stratégique de développement de l'activité de la croisière en Polynésie française.

Publié le 28/02/2020 à 10:58 - Mise à jour le 28/02/2020 à 15:47
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Le Comité de pilotage (Copil) est chargé d'élaborer, coordonner et évaluer le déploiement d'un plan stratégique de développement de l'activité de la croisière en Polynésie française.

À ce titre, il veille à la cohérence de la stratégie élaborée en concertation avec ses membres et avec les autres politiques sectorielles, notamment touristiques, portées par le gouvernement. Il s’assure de l’avancée des actions programmées dans le cadre du développement de l’activité croisière. Ces membres émettent des recommandations visant à améliorer l’efficience de la réalisation des actions et prépare les propositions d’arbitrages à soumettre au gouvernement.

En introduction de cette rencontre, Nicole Bouteau a rappelé les mesures prises par le Pays le matin même. L’évolution du contexte sanitaire consécutif à l’épidémie du Covid-19 a, en effet, amené le Pays et l’État à prendre de nouvelles mesures dans le secteur de la croisière.

Le bureau de veille sanitaire de la direction de la santé de la Polynésie française est destinataire des déclarations maritimes de santé, de manière habituelle et systématique, deux jours avant l’arrivée des paquebots en Polynésie française, puis tous les jours en cas de modification éventuelle pendant la circulation dans les eaux de la Polynésie française. Les navires sont également tenus de signaler à l’autorité sanitaire toute modification dans l’état de santé des passagers ou membres d’équipage qui interviendrait entre la transmission de la déclaration maritime de santé et  leur arrivée.

Les services médicaux des paquebots ont la responsabilité d’assurer le suivi des passagers embarqués. Par ailleurs, depuis le 27 février 2020, l’entrée en Polynésie française des paquebots se fait exclusivement par le port de Papeete à Tahiti. Les dérogations de premières touchées qui ont été accordées sont retirées.

La rencontre s’est poursuivie par une présentation du bilan et des perspectives de développement du secteur de la croisière en Polynésie française. À l’international, le bassin Pacifique représente aujourd’hui 5% de l’activité mondiale contre 2% il y a 10 ans.

Cette évolution se fait également sentir dans les eaux polynésiennes grâce notamment à une structuration de l’activité tant au niveau régional que local. En effet, en 2020, la Polynésie accueillera 968 escales, alors qu’elle en accueillait 439 en 2010. La destination s’est attachée à diversifier le nombre de compagnies et de navires tout en proposant davantage d’îles d’escales. Près de 90% de ces escales sont opérées par des navires de moins de 1 000 passagers.

Cette présentation a été suivie par un point sur les aménagements des infrastructures et équipements dédiés à la croisière dans les principales îles d’escale des navires de croisières, tant les ouvrages maritimes réalisés par la direction de l’équipement que les infrastructures d’accueil à terre. 

Les membres du Copil ont ensuite échangé sur les différentes problématiques liées à la gestion opérationnelle des escales, celles liées à la gestion des infrastructures, la régulation des usages ainsi que celles des escales. Les discussions ont porté sur l’escale de Bora Bora. Les représentants de la commune ainsi que le comité du tourisme ont partagé leur souhait de développer l’activité de la croisière dans leur île de manière adaptée à leur environnement structurel, naturel, économique et social. La ministre a également souligné que dans le cadre des travaux de co-construction de la stratégie Fari’ira’a Manihini 2025, elle serait à l’écoute des acteurs locaux sur leurs attentes, leur vision en matière de développement touristique dans leurs îles, le Pays souhaitant promouvoir un tourisme inclusif.

La réunion s’est achevée par la présentation de trois actions de promotion de la croisière en 2020. La première concerne la conférence internationale de la croisière, Seatrade Cruise Global, qui se tiendra du 21 au 24 avril prochains à Miami, qui rassemble les acteurs mondiaux de cette industrie. La destination Tahiti et ses Iles y participera de nouveau cette année aux côtés de la South Pacific Cruise Alliance, l’association qui fédère les principales destinations du Pacifique.

Tahiti Tourisme en partenariat avec Tahiti Cruise Club voyages organise cette année des voyages de familiarisation visant à présenter la destination aux dirigeants de compagnies de croisière d’expédition et de luxe n’opérant pas encore dans nos eaux. Trois représentants de croisiéristes ont été reçus le mois dernier. L’une des compagnies reçue positionnera un navire de 50 passagers pour une durée de 4 mois à compter de décembre 2020.

Enfin, en octobre prochain, la Polynésie accueillera la seconde édition du « South Pacific Cruise Forum ». À l’instar de la première édition qui s’est tenue en 2015, ce rassemblement permettra aux acteurs internationaux de la croisière d’échanger sur le développement de l’activité dans la région Pacifique. 

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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