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Que deviennent les déchets des bateaux de plaisance ?

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Sur terre ou sur la mer, le tri est un réflexe pour les éco-citoyens. Dans le cadre de la semaine de réduction des déchets, nous nous sommes intéressés aux marins qui ont choisi de vivre à bord d’un voilier. Souvent pointés du doigt et accusés de polluer les lagons, ils se défendent : ces gens de la mer prônent un mode de vie écolo.

Publié le 21/11/2019 à 12:10 - Mise à jour le 21/11/2019 à 12:10
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Sur terre ou sur la mer, le tri est un réflexe pour les éco-citoyens. Dans le cadre de la semaine de réduction des déchets, nous nous sommes intéressés aux marins qui ont choisi de vivre à bord d’un voilier. Souvent pointés du doigt et accusés de polluer les lagons, ils se défendent : ces gens de la mer prônent un mode de vie écolo.

Un écolabel pour changer les idées reçues sur le mode de vie des gens de la mer : l’association des voiliers en Polynésie a mis en place une charte de bonne conduite. Un guide pour informer sur le tri des déchets, le traitement des eaux, l’entretien du navire ou encore le respect des accès. Il est destiné tant aux plaisanciers qui arrivent en Polynésie qu’à ceux déjà amarrés dans les marinas.

“Aujourd’hui, il y a une incompréhension du mode de vie et des besoins des plaisanciers. L’association est là pour ça, et elle développe cet écolabel pour créer une interface de communication entre les plaisanciers et les professionnels, ou les marinas, tous les gens qui interviennent et sont impactés par la plaisance” explique Éric Pinel, vice-président de l’association des Voiliers en Polynésie.

La vie à bord d’un voilier se veut en soi écolo. L’autonomie énergétique est produite grâce à des panneaux solaires et des éoliennes. La consommation en eau est aussi réduite. Les systèmes de désalinisation permettent de produire de l’eau douce. Point plus sensible : les eaux noires, celles des sanitaires à bord. La cuve de stockage est obligatoire pour les navires de plaisance disposant de toilettes et construits après 2008.

Les voiliers amarrés au ponton la vident ponctuellement car ils utilisent souvent les commodités des marinas. Ce sont les bateaux au mouillage qui sont plus souvent pointés du doigt. À la marina Taina, sur les 136 bateaux amarrés aux corps morts, seuls 26 sont habités.

Vivre sur un bateau, c’est aussi un changement de mode de consommation : réduire les emballages plastique, penser aux produits en vrac… Ce plaisancier opte par exemple pour des produits ménagers plus sains au quotidien : “Ce sont des recettes de grand-mère toutes simples. Pour la lessive, on utilise du savoir noir traditionnel. On fait nous-même notre lessive. C’est relativement simple” nous dit Éric Pinel.

Et comme sur terre, le tri des déchets est possible. À la marina Taina, pavillon bleu pour la septième année consécutive, des infrastructures sont mises à disposition des plaisanciers : borne à verres et à huiles, mais aussi les bacs verts et gris. Cependant, il y a encore des efforts à faire dans le tri malgré les nombreuses consignés affichées.

“On reconnait qu’il y a certains plaisanciers qui n’ont pas une attitude correcte” admet Éric. “Mais souvent, c’est par manque d’informations, donc cet écolabel et cette charte sont là pour ça.”

Le tri, c’est également le cheval de bataille de la direction du Yacht Club de Tahiti. On y développe avant tout l’apprentissage de la voile avec la jeune génération. Le site accueille seulement une quinzaine de résidents permanents. Là encore, les consignes ne manquent pas pour bien trier. “On a fait l’effort de présenter sur un tableau tout le tri sélectif sur la commune de Arue, pour savoir exactement comment cela se passe, avec le détail des ramassages des poubelles etc.” précise Jessee Besson, le directeur du Yacht Club.

Un espace poubelle est à disposition, mais il doit être rénové. Malgré cela, le Yacht Club remarque qu’une minorité ternit l’image des gens de la mer. La surveillance vidéo installée pour des raisons de sécurité a permis d’identifier des plaisanciers non inscrits au club en train de déposer en pleine nuit leur déchets sur le ponton. Et pour le tri des bidons d’huile, là aussi il y a des efforts à faire, déplore Jessee qui dénonce de mauvais comportements de certaines personnes.

À la marina de Papeete, seuls 4 voiliers sont habités en permanence. Le site accueille principalement des bateaux en transit. Pour les équipages étrangers soucieux de respecter l’environnement, la gestion des déchets une fois à terre est une problématique. La marina de la capitale n’est pas équipée de points d’apports volontaires. C’est aux marins de les trouver dans la ville.

Le prix de la vanille ne cesse d’augmenter

Depuis quelques années, le prix du kilo de la vanille mûre ne cesse d’augmenter. Cette année, il s’est monnayé jusqu’à 15 000 Fcfp. Un prix qui s’explique notamment par une faible production et ce malgré les plans de relance du Pays.

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Les maraîchers du fenua tirent la sonnette d’alarme. Le 15 février de cette année, sans concertation avec les producteurs, le gouvernement retire tous les fruits et légumes de la liste des PPN et des PGC, à la demande de la fédération générale du commerce. Chaque commerçant devient donc libre de fixer ses prix. Deux syndicats agricoles demandent au gouvernement des marges réglementées pour sauver l’agriculture locale.

Que deviennent les déchets des bateaux de plaisance ?

Sur terre ou sur la mer, le tri est un réflexe pour les éco-citoyens. Dans le cadre de la semaine de réduction des déchets, nous nous sommes intéressés aux marins qui ont choisi de vivre à bord d’un voilier. Souvent pointés du doigt et accusés de polluer les lagons, ils se défendent : ces gens de la mer prônent un mode de vie écolo.

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