mardi 27 juillet 2021
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Les agriculteurs contraints de s’adapter aux fortes pluies

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La saison des pluies a bel et bien débuté. Une période souvent synonyme de difficulté pour les maraichers du fenua qui font face régulièrement à des baisses de production allant jusqu’à 60% sur certains légumes lors des fortes précipitations. Culture sous serre ou en plein champ, les agriculteurs de la Presqu’île tentent de s’adapter aux aléas climatiques...

Publié le 28/11/2020 à 17:19 - Mise à jour le 28/11/2020 à 17:19
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La saison des pluies a bel et bien débuté. Une période souvent synonyme de difficulté pour les maraichers du fenua qui font face régulièrement à des baisses de production allant jusqu’à 60% sur certains légumes lors des fortes précipitations. Culture sous serre ou en plein champ, les agriculteurs de la Presqu’île tentent de s’adapter aux aléas climatiques...

En saison des pluies, les cultures sous serre protégées du vent et de la pluie s’en sortent plutôt bien. Mais pour les cultures en plein champ, c’est un moment difficile à passer pour les agriculteurs. “C’est vrai qu’il y a des pertes et des dégâts. Ce n’est pas sur tous les légumes, mais c’est surtout sur les courgettes, les concombres et les pota” indique Vateti Tavaearai, cheffe d’une exploitation agricole.

Pour l’exploitation qui emploie une vingtaine de travailleurs et occupe pas moins de 45 hectares sur les plateaux de Taravao, les pertes peuvent être très élevées lorsque des trombes d’eau s’abattent sur les cultures. “Quand c’est la saison des pluies, on a 70 à 80% de pertes. On est en pénurie de légumes. Quand il y a trop d’eau pour les concombres, les courgettes, cela abîme les racines et le fruit pourrit. Et quand la plante commence à ne plus avoir de racines, elle meurt” précise Vateti Tavaearai.

Mais cette exploitation agricole raisonnée de la Presqu’île a su s’adapter. Elle s’est diversifiée avec succès et a triplé sa production. Les besoins en eau sont aujourd’hui quasi inexistants : “On a juste besoin d’eau pour le nettoyage et l’arrosage des semis, des petites pousses, mais sinon on n’en a pas besoin dans tous les champs. Sur les 45 hectares, on n’a pas d’installation d’eau. Il y a l’humidité, il y a la fraîcheur, et comme le matin et le soir il fait frais, on n’en a pas besoin. (…) On a cherché un moyen pour avoir moins de pertes : on a monté une serre pour les tomates, on a aussi fait des ombrières pour les courgettes et les concombres pour qu’ils ne soient pas abimés par temps pluvieux”.

L’épidémie de la Covid-19 au fenua a par ailleurs compliqué davantage les choses. Mais si on demande aux agriculteurs locaux s’ils sont capables de nourrir l’ensemble de la Polynésie, ils répondent unanimement “oui”, bien qu’ils considèrent que les pouvoirs publics doivent faire du secteur une priorité.

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