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Covid-19 : la crise économique pour l’instant “limitée” en Polynésie selon l’IEOM

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L’Institut d’Emission d’Outre-mer a présenté ce lundi matin le bilan macroéconomique de la Polynésie de 2008 à 2018. Ce document n’est pas encore paru. Mais il pose les bases de ce que le fenua devra faire pour limiter les dégâts de la crise économique liée à la crise sanitaire de la Covid-19

Publié le 28/09/2020 à 16:18 - Mise à jour le 28/09/2020 à 16:32
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L’Institut d’Emission d’Outre-mer a présenté ce lundi matin le bilan macroéconomique de la Polynésie de 2008 à 2018. Ce document n’est pas encore paru. Mais il pose les bases de ce que le fenua devra faire pour limiter les dégâts de la crise économique liée à la crise sanitaire de la Covid-19

En 2009, la Polynésie française était frappée de plein fouet par la crise financière mondiale des « subprimes ». En 2011, alors que le reste du monde sortait de la crise, le fenua peinait à se relever… la faute à l’instabilité politique. Il faudra attendre 2015 pour voir le bout du tunnel, avec 3 années de retard sur le reste du monde. En plein regain de confiance et de retour de la consommation, le pays doit faire face à une nouvelle menace mondiale : la Covid-19

Pour le moment, la crise est limitée grâce aux dispositifs d’aide publique et la solidarité des salariés, comme l’explique Nicolas Prud’homme directeur de l’ISPF : “il y a des salariés qui ont accepté de réduire leur temps de travail pour garder leur emploi. Et donc, ces réductions et ces aides ont permis de maintenir la consommation des ménages. La question c’est est-ce qu’il va falloir prolonger ces aides, sur combien de temps, dans quels secteurs”. Et à un moment, il y a des entreprises qui vont dire “mais finalement, j’ai un PGE, j’ai une aide. Combien de temps je peux encore maintenir mon activité”. “

La consommation des ménages permet de garder sous perfusion notre fiscalité. En parallèle, un vaste plan de relance a été lancé au début du mois. Il se base sur les investissements publics. Un plan, salué par l’Institut d’Emission d’Outre-mer mais dont l’efficacité n’est pas extensible : “Bien évidemment, tout dépendra de la capacité et des moyens du Pays et des entreprises à dépenser et à investir. Pour le moment, le Pays a eu des moyens via un prêt de l’agence française de développement consacré en partie à la CPS mais aussi pour ses propres budgets. Espérons que cette ligne de crédit permettra de tenir au moins jusqu’à la fin de l’année voire le début d’année prochaine. Le président Fritch parle aussi d’une deuxième ligne de refinancement pour soutenir l’activité un peu plus longtemps. Mais, bien évidemment, si la crise dure, au delà de l’année prochaine, il faudra effectivement qu’on revoit de manière drastique la réflexion autour de cette crise“, estime Claude Periou, directeur de l’IEOM.

La priorité sera alors de trouver un nouveau modèle économique pour la Polynésie. La solution ne peut venir que des pouvoirs publics.

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