vendredi 18 septembre 2020
A VOIR

|

À Raiatea, le tourisme nautique en berne

Publié le

Les sociétés de charters sont doublement impactées par les mesures de confinement, même allégé. L’arrêt de leurs activités entraînent inévitablement le manque à gagner de plusieurs centaines d’employés aux îles Sous-le-Vent. Le point sur cette situation de crise.

Publié le 08/05/2020 à 14:00 - Mise à jour le 08/05/2020 à 14:19
Lecture 2 minutes

Les sociétés de charters sont doublement impactées par les mesures de confinement, même allégé. L’arrêt de leurs activités entraînent inévitablement le manque à gagner de plusieurs centaines d’employés aux îles Sous-le-Vent. Le point sur cette situation de crise.

« Le week-end du 20 mars, on a débarqué en urgence 140 personnes pour qu’elles puissent regagner leur pays d’origine. Et depuis, absolument plus rien, confinement oblige », déplore Fréderic Banneville, responsable de la société Dream Yacht Charter.

Depuis la mise en confinement, les sociétés de charters basées aux îles Sous le-Vent sont pieds et poings liés. Plus de 80 voiliers sont au chômage technique. Un coup dur pour les Raromatai qui représentent le berceau du tourisme nautique en Polynésie. « C’est sur qu’on préfère les voir sur l’eau, et pour ne rien vous cacher, vu qu’on a des problèmes d’infrastructures, on n’a pas vraiment une place pour chaque bateau parce qu’on estime qu’il y en a toujours au moins deux ou trois dehors, donc c’était un peu compliqué d’avoir tous les bateaux à quai. Pendant un mois pour nous, l’activité s’est arrêtée totalement, effectivement, on a beaucoup perdu » explique Patricia Hubbard, responsable société de charters Moorings. « Absolument tout est à l’arrêt, nos bateaux sont là, à quai… » ajoute Fréderic Banneville.

(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Le secteur est doublement touché du fait que même la navigation entre les îles épargnées par le coronavirus est toujours interdite. « Ce qui pourrait nous sauver ou encore mettre un petit peu de beurre dans nos épinards qui sont bien flétris en ce moment, ça serait d’abord la réouverture la plus vite possible du marché local » déclare Fréderic. « C’est bientôt les vacances scolaires, on peut faire des croisières inter-îles. (…) C’est pas plus dangereux que de partir en croisière que d’aller au supermarché » nous dit Patricia Hubbard.

Cet arrêt de l’activité entraîne dans son sillage un millier d’emplois : skippers, hôtesses, techniciens, mécaniciens, artisans, agriculteurs, restaurateurs… Tout un pont de l’économie locale est paralysé. « On est tous complètement dépendants de l’afflux ou non des touristes » déclare Régine Faux, d’une société de voilerie. « Je me souviens qu’en 2008, on avait eu quand même une baisse d’activité assez importante, mais rien à voir avec la période actuelle. On a l’impression que tout est mort là » admet Kristo, gérante d’une boutique.

Et avec les charges financières qui s’accumulent, difficile d’envisager un meilleur avenir… « Quand il n’y a plus d’argent, les soucis ressortent, on devient agressifs. C’est dû au manque de travail. Et nos factures tombent toujours ! Comment on fait sans argent qui rentre en caisse ? C’est très dur » s’inquiète Pascal Hauteville, gérant d’un restaurant.

Tant que la navigation maritime reste interdite, beaucoup de ces sociétés liées au tourisme nautique ne peuvent pas rouvrir. Tous espèrent de meilleures alizés, pour éviter de baisser les rideaux définitivement.

REPORTAGERony Mou-Fat

infos coronavirus

Toute l’actualité de Polynésie française et d’ailleurs en direct et en continu.

Contactez le standard
Contactez la régie pub

NEWSLETTER

Recevez l'actualité de la Polynésie, les temps forts de vos programmes et les jeux dans votre boîte mail.

CONTACTEZ LA Rédaction

Tel : +689 40 47 36 15 / Fax : +689 40 47 36 09
Numéro d’urgence : +689 87 78 14 01
Email : [email protected]

TNTV dans les îles
Tel : +689 40 60 00 75 / Fax : +689 40 60 00 76
Email : [email protected] / [email protected]

les articles de la semaine

JO de surf 2024 : le comité organisateur local...

Après l’inquiétude exprimée jeudi par le collectif Mata Ara ia Teahupoo, qui milite pour plus de transparence sur la mise en place des diverses infrastructures liées aux JO de surf de 2024, le comité organisateur local a reçu vendredi leurs membres pour tenter de renouer le dialogue.

Arue : 1,6 tonne de déchets ramassés sur le...

La commune de Arue a lancé ce samedi matin son programme de nettoyage des 6 km de son littoral. Une action à laquelle ont participé plus de 100 bénévoles et qui a permis de récupérer 1,6 tonne de déchets.

catégories populaires

Suivez-nous

Abonnez-vous à nos réseaux sociaux

Téléchargez l’application TNTV