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Nouvelle-Calédonie : la reprise des discussions avec l’État en débat au FLNKS

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Le FLNKS doit "définir clairement sa stratégie" pour reprendre les discussions politiques avec l’État après le troisième référendum sur l’indépendance de décembre dernier qu’il a boudé et décider de sa participation aux législatives, à l’occasion de son 40éme congrès qui s’est ouvert samedi pour deux jours.

Publié le 07/05/2022 à 15:19 - Mise à jour le 07/05/2022 à 15:19
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Le FLNKS doit "définir clairement sa stratégie" pour reprendre les discussions politiques avec l’État après le troisième référendum sur l’indépendance de décembre dernier qu’il a boudé et décider de sa participation aux législatives, à l’occasion de son 40éme congrès qui s’est ouvert samedi pour deux jours.

Il s’agit du premier congrès de la coalition indépendantiste de Nouvelle-Calédonie depuis le troisième et dernier référendum de l’accord de Nouméa (1998), le 12 décembre dernier, qui a été largement remporté par les loyalistes (96,5%), mais avec une faible participation (43,9%). Les indépendantistes avaient boycotté le scrutin dont ils demandaient le report en raison de la crise sanitaire. Ils ont qualifié le vote de “référendum-bidon” et ont contesté ses résultats devant plusieurs juridictions.

Depuis, le FLNKS, qui a appelé à l’abstention lors du second tour de la présidentielle voulant “envoyer un signal” à Emmanuel Macron, refusait de discuter de l’avenir politique et institutionnel avec le gouvernement “dans l’attente des résultats de la présidentielle”, remportée par le président sortant.

“À ce congrès, il appartient au FLNKS de définir clairement la stratégie à suivre après la période de contestation avec pour seul objectif : faire accéder la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté”, a déclaré Wassissi Konyi, porte-parole du FLNKS, lors de l’ouverture du congrès à la tribu de Ndé, en périphérie de Nouméa. “Le contenu, le format, le calendrier et l’équipe de discussions avec l’État français” doivent être arrêtés lors de ce rendez-vous, qui sera ouvert dimanche à l’ensemble des formations nationalistes de Nouvelle-Calédonie à l’occasion d’un “congrès populaire”.

En mars et avril, les deux principales composantes du FLNKS, le Palika et l’Union Calédonienne (UC), ont tenu leur propre congrès souhaitant pour l’une “l’organisation d’un nouveau référendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU” et pour l’autre des discussions “en bilatérales avec l’État” en s’opposant à toute remise en cause “des acquis de la décolonisation”.

“Nous n’accepterons en aucune manière un quelconque détricotage de l’accord de Nouméa”, avait déclaré Gilbert Tyuienon, vice-président de l’UC, faisant référence au préambule de cet accord, dans lequel “l’État reconnaît la vocation de la Nouvelle-Calédonie à bénéficier (…) d’une complète émancipation”.

L’UC et le Palika s’étaient par ailleurs prononcés en faveur de la participation aux élections législatives, mais la question doit être à nouveau débattue samedi.

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