SOCIÉTÉ

10% de diabétiques en Polynésie contre 4 en métropole


Lundi 14 Novembre 2016 à 15:02 | Lu 1130 fois

SANTE - Ce 14 novembre est la journée mondiale du diabète. Le diabète de type 2 est le diabète le plus courant en Polynésie. Un diabète souvent lié à une mauvaise alimentation et au manque d'activité physique. Environ 10% de la population polynésienne est diabétique. En métropole, ce chiffre est de 4%.


Archives Tahiti Nui Télévision
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Le 14 novembre, une date qui n'a pas été choisie au hasard : il s'agit de la date de la découverte de l'insuline. Pour cette journée mondiale du diabète, des dépistages gratuits étaient organisés à la cathédrale, mais aussi au marché de Papeete. Le docteur Boissin, conseiller médical de l'Association des diabétiques et obèses de Polynésie française (ADOPF) était présent. "On mesure et on pèse les gens parce qu'environ 80% ne connaissent pas leur poids. Ensuite, on leur prend leur tension artérielle parce qu'il y a souvent un excès de sel dans l'alimentation. Enfin, avant de dépister on leur lave les mains. On termine par la prise de sucre".

En Polynésie, 10% de la population est atteint de diabète de type 2, contre 4% en métropole. Selon le docteur Boissin, nombreux sont également ceux qui ignorent leur maladie au fenua. Le diabète de type 2 est le diabète le plus courant en Polynésie. Il est souvent lié au surpoids. "Le lit du diabète c'est la sédentarité et après c'est l'alimentation. L'alimentation en Polynésie c'est trop gras et trop salé. Le sucre vient en dernière position. Il ne faut pas le diaboliser", affirme le docteur Boissin. Le diabète et l'obésité sont liés, car "le pancréas qui va faire un certain travail au bout d'un certain temps va se fatiguer et on aura un diabète par épuisement du pancréas. Et le muscle est un élément important qui va consommer le sucre donc l'activité physique est très importante."

Auguste Maoni est âgé de 56 ans. Il a appris qu'il avait le diabète il y a 25 ans. Il ne connaissait pas la maladie lorsqu'on lui a diagnostiqué lors d'un contrôle médical. "J'ai eut à ce moment la crainte de perdre beaucoup de choses. Et effectivement j'ai perdu beaucoup de choses...", raconte-t-il.  En 2014, il a été amputé d'une jambe à la suite d'une blessure causée par une épine sous le pied. Le diabète a été un facteur de l'amputation.
Auguste est en colère contre lui-même. "Je mangeais à n'importe qu'elle heure comme je travaillais de jour et de nuit...", se souvient-il. Lorsqu'il s'est mis à se soigner, il a décidé de parler de la maladie autour de lui pour éviter à d'autres les mêmes désagréments. "Je me suis mis à donner des conseils aux gens, mais ça rentre et ça sort de l'autre côté", déplore-t-il. 

L'association des diabétiques et obèses de Polynésie lutte depuis plus de 20 ans sur le territoire pour sensibiliser la population. Selon le docteur Boissin, les mentalités commencent tout de même à évoluer. La population fait plus de sport qu'avant. 
L'ADOPF sera également présente mardi à Papeete, au marché et à la cathédrale, pour des dépistages gratuits. 
 
Rédaction web (Interviews : Sophie Guébel)

Auguste Maoni, diabétique


Docteur Boissin, conseiller médical pour l'ADOPF et responsable Outre-mer diabète et obésité








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