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CHPF : après le vote du budget, l’intersyndicale annonce la grève

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Nouveau coup de pression au CHPF. 300 agents ont organisé un cortège d’accueil à l'entrée de l'établissement ce matin, avant le conseil d’administration, dont le point principal était le vote du budget. Si celui a été entériné, les représentants du personnel ont voté contre, et préparent des actions.

Publié le 12/01/2023 à 17:16 - Mise à jour le 13/01/2023 à 9:44
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Nouveau coup de pression au CHPF. 300 agents ont organisé un cortège d’accueil à l'entrée de l'établissement ce matin, avant le conseil d’administration, dont le point principal était le vote du budget. Si celui a été entériné, les représentants du personnel ont voté contre, et préparent des actions.

Le budget de l’hôpital a été voté, ce matin, après des semaines de discussions. Un vote sur le fil, puisqu’il a recueilli 5 votes favorables, 4 défavorables et 2 abstentions des administrateurs. Le président de la CME et les deux représentants de la commission médicale de l’établissement ont suivi les syndicats dans le vote contre le budget. C’est Patrick Galenon, secrétaire général de la CSTP/ FO et président du conseil d’administration de la CPS, qui a fait pencher la balance du côté des “pour”.

Un choix dans l’intérêt d’un “bon fonctionnement” de l’hôpital, justifie-t-il : “Si nous n’avions pas adopté le budget de 30 milliards Fcfp, le CHPF aurait du fonctionner au douzième (du budget mensuel, ndlr)“, avant de conclure que l’avance de 2 milliards Fcfp par la CPS n’aurait pas été possible autrement.

Les représentants du personnel, eux, n’ont pas obtenu les garanties demandées. Ils se réuniront demain, à la mi-journée, pour décider des actions qu’ils souhaitent mener. “Aujourd’hui, les syndicats ne se sentent “pas du tout” soutenus ni entendus, répète Mireille Duval, représentante du SPCHDT et de CSTP/FO. Demain, on verra. On sait ce qu’on doit faire : une action intersyndicale“.

(Crédit Photo : TNTV)

L’intersyndicale plus déterminée que jamais

Les justifications du gouvernement ne passent pas auprès des diverses organisations, qui y voient une façon de gagner du temps et dénoncent le choix d’un service public minimaliste : “On est devant des personnes qui ont été longtemps dans des instances importantes du Pays. Ils ne peuvent pas dire qu’ils ne connaissaient pas la situation, déplore Mme Duval. Elle s’est empirée par le COVID, et elle était déjà catastrophique il y a quelques années”.

Du côté du gouvernement, le vote du budget était déjà crucial : “On a un budget, l’hôpital peut continuer à fonctionner. Dans le courant de l’année, ce budget va être revu comme chaque année, déclare Jacques Raynal, ministre de la Santé. Le gouvernement l’assure : les besoins en termes de finances seront satisfaits, et les besoins en termes de ressources humaines “pourront être assurés en fonction de ce que l’on pourra mettre“.

Une séance exceptionnelle devrait avoir lieu dans le courant du mois de février à l’Assemblée pour évoquer la situation de l’hôpital, et notamment la fameuse dotation exceptionnelle dont le montant varierait entre 2 et 3 milliards de Fcfp.

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Une attente intolérable pour Mme Duval : “On a le scénario qu’on ne voulait pas. Il faudra attendre dans 1 mois, la dotation exceptionnelle, que l’assemblée se réunisse. Dans un mois, s’il y a une épidémie, comment fait-on?“.

Les représentants du personnel dénoncent une nouvelle fois des promesses non chiffrées attendent du concret : “On a conscience qu’avec l’augmentation du nombre de gens qui viennent à l’hôpital et les besoins, on n’est pas en adéquation, déclare Sandrine Vauthier, administratrice, représentante du personnel. Quant au préavis de grève, “il y a des chances qu’on le dépose“, conclut-elle.