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« Rame avec Alexandra » : elle arrive dimanche au fenua

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Il y a deux ans, Alexandra, une jeune femme atteinte de mucoviscidose et greffée des poumons rejoignait Moorea depuis Tahiti en aviron. Une sacrée prouesse pour sensibiliser sur la maladie, le don d’organe et démontrer que rien n’est impossible avec de la volonté. Deux ans plus tard, malgré un début de rejet, elle s’est lancée un nouveau défi encore plus grand : ramer 50 km entre Taha’a et Bora Bora.

Publié le 30/08/2019 à 11:54 - Mise à jour le 30/08/2019 à 15:31
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Il y a deux ans, Alexandra, une jeune femme atteinte de mucoviscidose et greffée des poumons rejoignait Moorea depuis Tahiti en aviron. Une sacrée prouesse pour sensibiliser sur la maladie, le don d’organe et démontrer que rien n’est impossible avec de la volonté. Deux ans plus tard, malgré un début de rejet, elle s’est lancée un nouveau défi encore plus grand : ramer 50 km entre Taha’a et Bora Bora.

Derniers coups de rame à Saint-Ouen-l’Aumone sur le bassin d’entrainement d’Alexandra Caldas sur l’Oise, qui n’a pourtant pas vraiment les mêmes caractéristiques que le Pacifique sur lequel elle ramera le 14 septembre prochain : « À la différence de la traversée, c’est qu’ici, c’est de l’aviron de rivière, donc c’est relativement calme par rapport à l’océan. Taha’a et Bora Bora, ça sera de l’aviron de mer. Du coup, ça sera des houles de plus de 1 mètre, donc il faudra surfer un peu sur la vague ».

Lire aussi > Le nouveau défi d’Alexandra : ramer de Taha’a à Bora Bora

Mais pour faire les 50 kilomètres de traversée aux îles Sous-le-Vent, elle pourra compter sur 5 autres partenaires, dont son ancien kinésithérapeute basé à Tahiti et à l’origine de ce défi fou pour cette jeune femme de 23 ans, transplantée des deux poumons il y a 6 ans et atteinte de mucoviscidose. « J’ai une fréquence cardiaque qui est assez élevée au repos. Donc il faut que je fasse attention à ne pas dépasser une certaine fréquence » explique-t-elle.

Alexandra à Saint-Ouen-l’Aumone. (Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

Si du souffle, elle n’en a pas beaucoup, elle compense avec une volonté hors-norme. En janvier, un début de rejet l’a contrainte à un long suivi médical et à imaginer l’abandon du projet, mais aujourd’hui, elle a eu son diplôme, elle poursuit ses études en alternance et elle sera bien au départ à Taha’a. « Je dis souvent que je veux rendre l’impossible possible, et ce message passe très bien. Et je vois qu’il ne passe pas forcément que pour moi, mais pour les autres, et ceux qui ne sont pas forcément malades. Alors je me suis dit qu’il fallait recommencer, faire une deuxième édition plus grande, plus longue, qui a plus de valeurs et d’importance parce que c’est sur les traces de la Hawaiki Nui » nous dit Alexandra, qui arrivera ce dimanche 1er septembre au fenua.

Et pour supporter la jeune femme, une trentaine de personnes rameront à ses côtés entre Taha’a et Bora Bora, dont deux bateaux de transplantés reinaux.

REPORTAGEEric Dupuy

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