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Alexandra remporte son défi à pleins poumons sur les traces de la Hawaiki Nui

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Elle l’a fait ! Samedi, Alexandra Caldas a ramé 43,5 kilomètres, de Taha’a jusqu’à Bora Bora, comme les aito de la Hawaiki Nui, malgré la mucoviscidose dont elle souffre depuis sa naissance.

Publié le 14/09/2019 à 22:51 - Mise à jour le 16/09/2019 à 9:23
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Elle l’a fait ! Samedi, Alexandra Caldas a ramé 43,5 kilomètres, de Taha’a jusqu’à Bora Bora, comme les aito de la Hawaiki Nui, malgré la mucoviscidose dont elle souffre depuis sa naissance.

La petite héroïne de 23 ans pour 43 kilos n’était pas seule. Autour de son bateau de quatre rameurs et d’une barreuse, d’autres va’a se lançaient le même défi, avec à bord des patients dialysés de Raiatea. Henbuiss Taruoura, par exemple, est dialysé depuis 2001, et ne faisait presque plus de sport. Inspiré par le défi d’Alexandra, il s’est remis au va’a depuis six mois, et l’a accompagnée jusqu’à Matira.

Alexandra a beaucoup souffert du dos, mais a achevé son défi sans jamais être remplacée – Photo : Mike Leyral

Ce formidable exploit, elle le doit d’abord à un mental d’acier, forgé par les épreuves médicales. Depuis sa naissance, Alexandra a vu plusieurs fois la mort de près. Il y a six ans, elle a même été greffée des poumons. Mais ce samedi, c’est la vie qui triomphe. La jeune femme, à qui l’on donnait 17 ans d’espérance de vie à la naissance, a démontré que l’optimisme et la volonté repoussent bien des barrières, même celles de la science et du temps.

A partir de la passe de Bora Bora, les bateaux ont avancé de front – Photo : Mike Leyral

Elle le doit, aussi, à Matthieu Forge, son ancien kinésithérapeuthe, un passionné d’aviron, qui a lancé la discipline à Tahiti. Et a prouvé, aussi, que l’aviron, plus rapide que les va’a par temps calme, peut trouver sa place en Polynésie, au côté des pirogues.

Au-delà de cet exploit sportif, Alexandra se bat aujourd’hui pour faire connaître la mucoviscidose, mais aussi pour encourager la greffe d’organes. Souvent, en cas de décès accidentel, la famille refuse de donner les organes, car elle ne connaît pas la volonté du défunt. Il faut donc en parler de son vivant, car ces greffes permettent aux malades de renaître. Alexandra le démontre, à pleins poumons.

Alexandra Calvas, juste après son arrivée à Matira

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