Un appel à projets pour sauver les récifs coralliens en Outre-mer

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Publié le 26/09/2018 à 9:22 - Mise à jour le 29/11/2022 à 14:16

L’urgence est réelle : les coraux sont une espèce plus que jamais en danger. Les scientifiques sont unanimes : la Grande barrière de corail australienne, considérée comme l’une des huitièmes merveilles du monde et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, est en train de mourir.
Au cours des cinquante dernières années, la Terre a perdu entre 40 et 50% de ses récifs coralliens. Un quart des récifs coralliens mondiaux a déjà subi des dégâts irréversibles, et deux tiers sont gravement menacés. La faute au réchauffement climatique, à la pollution, à la surpêche, aux pratiques de pêche destructives, et au développement côtier et touristique.

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Les coraux sont des véritables « poumons de l’océan » qui s’assemblent pour former des récifs coralliens qui abritent 25% de la vie marine de notre planète et forment donc un écosystème crucial, où plus d’un million d’espèces animales et végétales dépendent d’eux. Aussi, les récifs coralliens représentent des enjeux socio-économiques et patrimoniaux.
Comme le rappelle le site Futura Sciences, « nombre d’îles, uniquement formées de matériaux coralliens, ne doivent leur existence qu’aux récifs, comme les quelques 80 atolls  de Polynésie française ».

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En Polynésie, l’association Moorea Coral Gardeners  se mobilise pour la préservation de nos récifs coralliens, et propose aux gens d’adopter un corail. Pour chaque corail adopté, c’est un corail de planté et de sauvé.

> Un appel à projet lancé pour sauver les coraux

Le 4 juillet dernier, le gouvernement français a présenté son plan biodiversité, qui s’est fixé l’objectif de protéger 100% des récifs coralliens français à l’horizon 2025 avec un objectif intermédiaire de 75% en 2021.
Lors des Rencontres « Biodiversité, pour une reconquête réussie dans les outre-mer » organisées en France, François de Rugy, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire et Annick Girardin, ministre des Outre-mer, ont annoncé ce jeudi 27 septembre, le lancement d’un appel à projets récifs coralliens afin de soutenir des initiatives qui participent à la réduction de l’impact des pollutions sur les récifs coralliens. 

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« Il existe de nombreux exemples, d’idées innovantes pour agir dans ce sens dans les territoires d’outre-mer, qui méritent d’être soutenues et d’être connues pour être répliquées ailleurs. Il nous a semblé crucial d’encourager les actions concrètes pour réduire l’impact des pollutions en provenance de la terre, c’est pourquoi notre appel à projets s’y attache exclusivement » a déclaré François de Rugy. Cet appel à projets cible des actions concrètes et immédiates dans les différents territoires d’outre-mer visant à réduire l’impact des pollutions d’origine terrestres sur les récifs coralliens et les écosystèmes associés. 

Les territoires concernés par cet appel à projet sont la Guadeloupe, la Martinique, Mayotte, la Réunion, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et les Terres australes et antarctiques françaises.

Les porteurs de projets ont jusqu’au 18 décembre pour déposer leurs dossiers de candidature.

> Le retour de Tara pour comprendre l’océan de demain et ses récifs coralliens

En attendant, le retour de Tara est très attendu par la communauté scientifique internationale. Le 27 octobre prochain, la goélette scientifique sera de retour à son port d’attache Lorient en France, après avoir collecté plus de 36 000 échantillons sur les récifs coralliens du Pacifique et parcouru plus de 100 000 km durant près de trois ans, effectué 70 escales dans 30 pays, et étudié 40 archipels au cours de 2677 plongées.
Cette expédition initiée par la Fondation Tara, coordonnée par le CNRS, le Centre scientifique de Monaco et le CEA, marquera un tournant dans la recherche océanographique : jamais une campagne sur les récifs coralliens n’avait été réalisée à l’échelle d’un océan.  
 

Rédaction web 

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