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Steak aux insectes, boissons detox, et Kung Fu : contre l’obésité, le lycée hôtelier innove

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Pour sa 4e édition de la journée « Bien manger, Bien bouger », le Lycée hôtelier de Punaauia a voulu sortir des sentiers battus. Kung Fu, marche nordique, lutte, ou dégustation de burger à la farine de vers de terre : les ateliers découverte ont permis aux élèves de s'éveiller à de nouvelles disciplines et de nouveaux goûts. Objectif : promouvoir le sport et le bien-être, pour faire reculer l’obésité et les addictions.

Publié le 15/02/2020 à 11:18 - Mise à jour le 17/02/2020 à 9:27
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Pour sa 4e édition de la journée « Bien manger, Bien bouger », le Lycée hôtelier de Punaauia a voulu sortir des sentiers battus. Kung Fu, marche nordique, lutte, ou dégustation de burger à la farine de vers de terre : les ateliers découverte ont permis aux élèves de s'éveiller à de nouvelles disciplines et de nouveaux goûts. Objectif : promouvoir le sport et le bien-être, pour faire reculer l’obésité et les addictions.

Gainage et cardio sur fonds de boom box. Ambiance énergique vendredi matin au lycée hôtelier. C’est que le thème s’y prête. Consacrée au « bien-être physique et mentale », la 4e édition de la journée « bien manger, bien bouger » a permis aux lycéens de se défouler, et de brûler des calories. Car l’opération initiée par les professeurs de sport a surtout vocation à inverser la courbe de l’obésité. Les résultats de l’étude d’IMC anonyme menée dans l’établissement sont éloquents. A 8,6% en 2006, le taux d’obésité atteint 13,4% en 2019. Plus inquiétant, le taux d’obésité sévère double, passant de 2,9% à 5,7%. Mais ce qui intrigue, c’est également la hausse du taux d’élèves trop maigres : de 3,9% il grimpe à 7,8%. « Le but de cette journée c’est vraiment de sensibiliser nos élèves, parce que là, il faut réagir » souligne Fabrice Balland, prof d’EPS.

Le questionnaire santé soumis à tous les élèves a également permis de sonder leur environnement, et leur bien-être, avec des questions sur la contraception, les addictions, ou la pollution. Pour Elvina Neti-Piriou, prof d’EPS, « il y a une réelle demande de la part des jeunes qui souffrent d’une mauvaise hygiène de vie. »

Pas de course à pied pour eux donc, mais des ateliers découvertes, comme la marche nordique, le massage traditionnel, la lutte ou encore un art martial né à Shaolin. « Depuis le temps que je voulais tester, voilà c’est fait, et c’est carrément top ! sourit James, en atelier Kung Fu. Ce que j’aime c’est la beauté des mouvements, et le ressenti quand tu dégage l’énergie, c’est spectaculaire. »

Au rang des découvertes, on pouvait aussi se désaltérer avec des boissons parfumée sans sucre, ou des steaks aux insectes, à déguster en mini-burger. « On les a broyé en farine avec des poix chiches, des haricots rouges et de la betterave pour la couleur, et enfin des flocons d’avoines, » décrit Thomas Dufour, en STHR (sciences et technologie de l’hôtellerie et de la restauration).

Au-delà du goût, la futur start-up revendique l’aspect écologique et nutritif de la protéine d’insecte. « Pour produire un kilos de bœuf il faut 22 000 litres, contre 10 pour un kilo d’insectes » argumente le jeune homme. Peu gourmand en eau, les insectes sont en revanche riches en protéine. Ainsi dans 100 grammes de chenilles, on trouve 53 grammes de protéines, soit plus de la moitié de leur poids.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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