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René Bidal assure qu’il n’y a pas de personnes “fichées S” en Polynésie

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Publié le 21/07/2016 à 12:39 - Mise à jour le 21/07/2016 à 12:39
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Après les réservistes jeudi, le haut-commissaire René Bidal a visité l’aéroport de Tahiti-Faa’a ce vendredi. Suite à l’attentat de Nice, le plan Vigipirate est maintenu en “vigilance renforcée” au fenua. “Même s’il n’y a pas, s’agissant de la Polynésie, une aggravation de la menace, je souhaitais mobiliser les forces de l’ordre sur cette problématique”, a expliqué René Bidal. 

La “vigilance renforcée” implique un dispositif de sécurité spécifique sur les sites prioritaires, et notamment sur l’aéroport international de Tahiti Faa’a. “S’agissant de la Polynésie française, la porte d’entrée de nos visiteurs, pour l’essentiel, c’est l’aéroport de Tahiti Faa’a. Pour moi, il était tout à fait normal et légitime pour les forces de l’ordre qu’il y ait une mobilisation supplémentaire pour assurer la sécurité, avec l’Aéroport de Tahiti, puisque les mesures de sûreté, s’agissant des bagages, sont assurées par Aéroport de Tahiti. Il était logique que je vienne sur place vérifier les dispositifs”, a déclaré le haut-commissaire ce vendredi à l’aéroport de Tahiti Faa’a. 
 
Les règles de surveillance de l’aéroport ont été renforcées en matière de protection périphérique, de surveillance des zones publiques, de contrôles d’accès aux zones de sûreté, ou encore de concordance documentaire à l’embarquement des passagers.
L’organisation de la police aux frontières (PAF) – 55 agents et de la brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA) – 16 agents, et l’orientation de leurs services, ont également été renforcées (fréquences des patrouilles, opérations de contrôles des véhicules sur réquisition du parquet, contrôles des fichiers aux entrées et sorties du territoire).
 
Le principal point d’entrée maritime international, le port autonome de Papeete, “a été incité à renforcer ses mesures de sécurité. Mais la problématique est un peu différente”, a souligné le haut-commissaire.
Le port autonome répond aux normes internationales de sûreté portuaire dites “ISPS” (International Ship and Port Facility Security) notamment pour le terminal accueillant les navires de croisières (plan de sûreté – fermeture et filtrage des zones de sûreté – gardiennage – vidéo-protection).
 
Le haut-commissaire a également tenu à préciser qu’aucune personne résidant en Polynésie française ne fait l’objet d’une fiche “S” au titre de la sûreté de l’État en lien avec des activités terroristes ou liées à une radicalisation. “Il n’y a pas de fiche S en Polynésie française, ce qui est intéressant de savoir puisqu’on parle beaucoup de fiches S en métropole dans le contexte de l’état d’urgence. En ce qui concerne la Polynésie française (…), il n’y a pas de personnes fichées S qui sont résident ou suivies en Polynésie française. Pour autant, les services de renseignement (…) sont particulièrement vigilants”, a expliqué René Bidal qui appelle une nouvelle fois la population à rester vigilante et à signaler tout comportement qui “suggérerait une radicalisation”. 
 

Rédaction Web avec communiqué de presse (Interview : Esther Parau Cordette)

René Bidal, haut-commissaire de la République en Polynésie

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