lundi 23 novembre 2020
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Raiatea se prépare à célébrer la Toussaint

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À Raiatea, on se prépare à célébrer la Toussaint. Si la fête sera quelque peu perturbée par la pandémie, elle n'en reste pas moins un moment important pour les familles polynésiennes.

Publié le 30/10/2020 à 15:50 - Mise à jour le 30/10/2020 à 16:02
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À Raiatea, on se prépare à célébrer la Toussaint. Si la fête sera quelque peu perturbée par la pandémie, elle n'en reste pas moins un moment important pour les familles polynésiennes.

Cette année, la cérémonie du Turamaraa à Uturoa sera elle aussi affectée par les mesures restrictives liées au coronavirus. Les rassemblements religieux sont réduits de moitié. L’église catholique a revu toute son organisation, et la Toussaint n’y échappe pas. « Récemment, on a eu au cimetière la consigne de ne plus rien faire de public, de collectif. Donc on va prévoir lundi 2 novembre, une messe au cours de laquelle nous allons bénir les bougies qu’auront amenées les familles, ainsi que des bouteilles d’eau. Et eux après, pourront aller prier sur la tombe de leur famille, au jour et à l’heure qu’ils veulent » explique père Dominique Vallon, curé de l’église St André de Uturoa.

Au cimetière, sous un soleil de plomb, les familles s’affairent déjà à rafraîchir et fleurir les tombes. Une tradition qui se transmet de génération en génération. « C’est inscrit dans l’ADN des Polynésiens. Je pense que chaque année, ce n’est pas une obligation, mais un plaisir de venir entretenir les tombes. On perpétue le lien avec les défunts » confie Jacques Guillots, habitant de Fetuna. « On met du sable, on apporte des bouquets de fleurs, on peint les tombes… C’est un signe de reconnaissance envers ces personnes qui ne sont plus parmi nous aujourd’hui » ajoute Heimanu Manutahi, habitant de Tahaa.

Entre les sacs de sable, la peinture et les compositions florales, chacun montre à sa manière son affection aux êtres disparus. Et les familles dépensent sans compter. « Le budget alloué, c’est beaucoup de sueur, beaucoup de courage, et un peu de peinture, de ciment…Il n’y a pas de limite pour les gens qu’on aime » admet Jacques Guillots.

Pour célébrer la Toussaint, deux messes sont prévues samedi soir et dimanche matin à l’église St André de Uturoa.

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