dimanche 25 septembre 2022
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Menace de grève chez les contrôleurs aériens

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Face à une hausse prochaine du trafic aérien à l'aéroport de Tahiti-Faa'a, les aiguilleurs du ciel craignent une dégradation du niveau de service public, alors que la direction générale souhaite baisser les effectifs par souci d'économies.

Publié le 28/03/2022 à 15:46 - Mise à jour le 28/03/2022 à 16:31
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Face à une hausse prochaine du trafic aérien à l'aéroport de Tahiti-Faa'a, les aiguilleurs du ciel craignent une dégradation du niveau de service public, alors que la direction générale souhaite baisser les effectifs par souci d'économies.

Le ciel s’assombrit du côté de l’aéroport de Tahiti-Faa’a. Un préavis a été déposé le 20 mars par la section de Tahiti du syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNCTA). La grève pourrait débuter dès ce mardi soir 19 heures si aucun accord n’est trouvé. Les contrôleurs aériens, aujourd’hui au nombre d’environ 40, craignent une dégradation de leur service alors que la direction des services de la navigation aérienne basée à Paris souhaite réduire les effectifs à 30 fonctionnaires.

Pourtant, la direction générale avait déjà pris une décision similaire en 2014 pour faire des économies ; on comptait presqu’une cinquantaine de contrôleurs aériens à l’époque. “Aujourd’hui, les orientations de notre direction générale sont encore à la baisse et les orientations prises aujourd’hui, ça va déjà avoir des répercussions en 2023 mais surtout en 2024“, met en garde la porte-parole du SNCTA, Mereana Reid-Arbelot. D’autant qu’“il y a des compagnies internationales qui souhaitent multiplier leurs rotations, des compagnies domestiques qui se structurent et qui sont sur le point de déployer leur réseau et donc notre service de la navigation aérienne doit pouvoir répondre à ces usagers”.

Face à une hausse prochaine du trafic aérien, les fonctionnaires exigent à minima le maintien des effectifs actuels, si ce n’est une augmentation. “Nous ne voulons pas dégrader le niveau de service public”, explique Mereana Reid-Arbelot. “Pour l’instant nous assurons le travail normalement [mais] un contrôleur aérien, à partir du moment où il est muté à Tahiti, il a 12 mois pour rejoindre le centre de contrôle de Tahiti et ensuite il a en moyenne 14 mois de formation. Un contrôleur n’arrive pas opérationnel à Tahiti”.

Sollicitée, l’aviation civile d’Etat se borne à indiquer qu’au besoin elle prendra des mesures pour garantir une activité minimum sur la plateforme aéroportuaire mais refuse d’en dire plus sur l’objet de ces coupes budgétaires ni sur le maintien du niveau de service.

Une grève voulue discrète avait déjà eu lieu en janvier, sans résultat probant. Des négociations avec Paris sont prévues ce lundi soir. Cette fois, les aiguilleurs du ciel espèrent trouver un terrain d’entente avant mardi soir.

Si la grève devient effective, le trafic aérien pourrait connaître quelques perturbations mais le SNCTA assure que des contrôleurs maintiendront le service en raison de leur devoir de continuité territoriale.

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