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Les sciences de l’ingénieur au féminin à Raiatea

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C’est une première et la journée a ravi les participants : plusieurs intervenantes ingénieures sont venues à la rencontre des élèves du Lycée de Uturoa, pour partager avec eux leur expérience et répondre à leurs interrogations… L’objectif de l’événement était de montrer aux étudiants que les filières de l’ingénierie sont également accessibles aux femmes.

Publié le 04/12/2020 à 11:41 - Mise à jour le 04/12/2020 à 11:46
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C’est une première et la journée a ravi les participants : plusieurs intervenantes ingénieures sont venues à la rencontre des élèves du Lycée de Uturoa, pour partager avec eux leur expérience et répondre à leurs interrogations… L’objectif de l’événement était de montrer aux étudiants que les filières de l’ingénierie sont également accessibles aux femmes.

Elles étaient une cinquantaine de lycéennes à participer à cette journée de présentation. Face à elles, des ingénieurs en biologie, en assainissement des eaux usées, en mécanique, en bâtiment ou encore en aéronautique, venues parler de leur travail et des fonctions qu’elles occupent. Des femmes qui ont eu l’audace de choisir des filières généralement empruntées par des hommes. Elles sont aussi là pour casser les stéréotypes et faire évoluer les mentalités :

“On est là pour représenter la gent féminine et dire que ce n’est pas réservé uniquement aux hommes de faire des grandes études dans les sciences et techniques”, explique Heipua Kervella, ingénieure en assainissement des eaux usées.

Herehau Blais est quant à elle ingénieure en biologie, et doctorante en filtration membranaire : “J’ai fait mes études en ingénierie, en biologie en France. Actuellement je suis en doctorat entre l’Irlande et les Pays Bas et je travaille à réduire la consommation énergétique des industries laitières en utilisant de la filtration membranaire.”.

“On peut arriver à beaucoup de choses en étant une femme. Par exemple, quand j’entends “pilote”, je pense tout de suite à “homme”, toujours. Mais on peut y arriver toutes”, déclare Jennifer Bordes. La preuve : elle est elle-même pilote, chez Air Tahiti.

Ces rencontres sont l’occasion pour les élèves d’entrevoir d’autres possibilités que les filières dites « classiques ».

“C’est limiter des censures pour les jeunes filles qui n’osent pas, qui ont beaucoup de capacités dans ce lycée. Et c’est aussi découvrir différents types de métiers avec différents intervenants que ce soit de Tahiti ou de Raiatea, dans des carrières scientifiques ou techniques industrielles“, nous dit Véronique Tourbillon, professeure physique chimie au Lycée des Iles Sous-le-Vent.

La ministre de l’Education, au travers d’une visio-conférence, a également apporté son soutien. Qui sait, des vocations vont peut-être émerger de ces témoignages. En tout cas, certaines lycéennes en sont déjà convaincues, même si pour ça il faut quitter le fenua :

“Je veux être docteure, neurochirurgienne, et aller en France ou en Amérique pour faire mes études.” assure Raihei Yim Yiu hung, élève.

Moerai Neuffer, elle, ne veut pas partir “pour l’instant (…) Mais peut-être plus tard s’il faut.”

“Même s’il faut partit 5 ans je serai prête à le faire parce que c’est l’avenir et quitter mon pays ça va être difficile j’imagine mais si c’est nécessaire, je suis prête à le faire” nous dit la jeune Reya Chongue.

Donner envie à ces jeunes de devenir ingénieur, casser les codes et les clivages du monde du travail étaient l’objectif. L’avenir nous dira si le but est atteint…

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