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Les Marquisiennes contraintes de venir à Tahiti pour le suivi de leur grossesse

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Publié le 21/06/2018 à 14:27 - Mise à jour le 21/06/2018 à 14:27
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Une quinzaine de femmes enceintes des Marquises ont débarqué à l’aéroport de Tahiti-Faaa en fin de journée jeudi. Parmi elles : six mamans de Ua Pou qui ont dû prendre l’avion en urgence. Leur consultation, prévue mercredi sur place, a été annulée à la dernière minute.

Ady Bruneau est enceinte de cinq mois. Originaire de l’île de Ua Pou, elle a parcouru un long trajet pour venir à Tahiti. Elle explique :
 » Le bateau ça a été plus difficile. On aurait préféré qu’on fasse déplacer une des sages-femmes de Nuku Hiva chez nous. C’est moins cher et c’est moins de désagréments pour nous…. Là, par exemple, une des mamans a eu des contractions dans l’avion. « 

Ady Bruneau doit rester quelques jours à Tahiti pour effectuer son suivi de grossesse. Si le voyage s’est bien passé, une inquiétude subsiste.  » Je croise les doigts pour qu’on ne me dise pas demain que j’ai le col ouvert. Je sais que ça peut arriver qu’il y ait des complications par la suite. Il faut trouver une solution pour nous, autre que le bateau, trop contraignant ce genre d’évasan. On porte la vie ! «  

> L’égalité des soins

Ranka Aunoa accompagné sa nièce. Conseiller municipal à Ua Huka, il juge cette situation ubuesque. Il soutient :  » Nous, ce qu’on veut, c’est la garantie du service médical et l’égalité par rapport à tous les Polynésiens. On ne joue pas avec la santé des personnes. En termes de finances, je ne sais pas si c’est judicieux de faire déplacer 12 femmes enceintes au lieu d’envoyer un obstétricien chez nous.  » 

Selon l’élu le service médical de l’hôpital de Nuku Hiva se réduit d’année en année. Il appelle les personnes concernées à prendre leur responsabilité.

> Un problème financier 

Selon la direction de l’hôpital du Taaone, le personnel concerné par les consultations et le suivi de grossesse refuse de partir dans les îles éloignées, dénonçant le fait de devoir mettre la main à la poche pour compléter leurs frais de séjour. Un argument qu’elle ne partage pas.

René Caillet, directeur du centre hospitalier de Polynésie Française du Taaone, précise :  » Depuis le début de l’année, nous travaillons d’arrache-pied à trouver une solution. Normalement, les indemnités conjuguées, le personnel n’a pas à sortir de l’argent de sa poche. Après, l’administration fait qu’il faut avoir des validations, les tampons, les autorisations et que ceci prend trop de temps. » 
René Caillet se dit désolé de la situation. Il espère que la situation administrative sera réglée dans les prochains mois.

Rédaction web avec Thierry Teamo

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