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Les malades polynésiens en confinement à Paris

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Le confinement, un malheur qui s’ajoute à d’autres pour les évasanés en hexagone : bouleversement des habitudes malgré le suivi médical, impossibilité de rentrer au pays ces prochaines semaines ou encore fin des visites de courtoisie. D’autant que 16 d’entre eux ont du changer d’hébergement au tout début du confinement après l’apparition d’un cas (non polynésien) parmi les résidents…

Publié le 27/03/2020 à 15:17 - Mise à jour le 27/03/2020 à 16:56
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Le confinement, un malheur qui s’ajoute à d’autres pour les évasanés en hexagone : bouleversement des habitudes malgré le suivi médical, impossibilité de rentrer au pays ces prochaines semaines ou encore fin des visites de courtoisie. D’autant que 16 d’entre eux ont du changer d’hébergement au tout début du confinement après l’apparition d’un cas (non polynésien) parmi les résidents…

Installée dans un centre de soins de banlieue parisienne depuis 8 mois, Vahinero Teauna et 15 autres évasanés polynésiens ont dû le quitter juste avant l’application des mesures de confinement. Ils sont donc désormais logés ailleurs, où forcément, les habitudes changent : « On avait un grand salon où on se retrouvait, on pouvait discuter tous ensemble, jouer de la musique, du ukulele, de la guitare, et où les enfants pouvaient jouer. Mais depuis que je suis ici, on se rencontre avec les autre Polynésiens dans le couloir, mais il n’y a plus d’embrassade, de bise. On se dit seulement bonjour. Et les enfants restent jouer dans leur chambre » confie Vahinero.

Certains ont dû être hébergés dans un autre endroit. C’est le cas de Kainoa et son grand-père Hukieinui qui, malgré le confinement, sortent tous les jours pour les soins médicaux. « On est à la deuxième semaine, et on ne peut pas arrêter le processus. Pour ces déplacements, je demande toujours à Père Céleste de nous accompagner. Pour le reste du temps, dessins animés, jeux et dodo » nous dit le papy.

Hukieinui (Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

D’habitude, ces évasanés et accompagnants reçoivent de la visite de la famille si possible, sinon de bénévoles d’associations communautaires comme Titaua Pani, mais depuis le confinement, les visites sont proscrites. « Bien sûr que cela manque, autant pour moi que pour eux de ne pas se voir. De passer du temps pour un quelconque échange, un petit repas partagé, par-ci par-là… » nous dit la visiteuse bénévole A Tauturu Ia na Normandie

Autre difficulté du confinement, c’est l’accès au lieu de prière qui est interdit. Pour les évasanés, c’est un réel manque qu’ils comptent combler dès la levée des mesures.

Dans cette période inédite, la CPS a annoncé la poursuite des prises en charge aussi bien médicales que financières, pour ce public particulièrement isolé.

REPORTAGEEric Dupuy

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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