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Un collectif ultra-marin pour ne plus “faire semblant de discuter” avec l’État

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Des députés ultramarins de différents groupes de gauche et indépendants ont tenu une conférence de presse à l'Assemblée nationale ce jeudi, pour "enfin être entendus" sur les difficultés de leurs territoires en matière de santé et de vie chère. Ils ont décidé de se rassembler, afin de “chasser en meute” et mieux faire entendre leurs revendications.

Publié le 12/01/2023 à 9:52 - Mise à jour le 19/01/2023 à 9:17
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Des députés ultramarins de différents groupes de gauche et indépendants ont tenu une conférence de presse à l'Assemblée nationale ce jeudi, pour "enfin être entendus" sur les difficultés de leurs territoires en matière de santé et de vie chère. Ils ont décidé de se rassembler, afin de “chasser en meute” et mieux faire entendre leurs revendications.

À l’occasion d’une conférence de presse tenue à l’Assemblée nationale ce jeudi, les élus ultramarins, issus des rangs rangs GDR (à majorité communiste), LFI, socialiste et du groupe indépendant Liot se sont exprimés sur les préoccupations et les problématiques inhérentes aux Outre-mer.

Ils s’indignent du “sous-développement systémique” des Outre-mer et demandent à la Première ministre Élisabeth Borne un rendez-vous “d’urgence“, a souligné l’élu guyanais Davy Rimane (GDR), entouré d’une dizaine de collègues lors d’un point de presse.


Le collectif est né de la “nuit du 24 novembre” à l’Assemblée nationale, lorsque la majorité avait fait de l’obstruction pour empêcher d’aller au bout de l’examen d’un texte LFI visant à réintégrer les soignants non vaccinés contre le Covid-19. Le ton était monté dans l’hémicycle et plusieurs élus ultramarins avaient fustigé l’attitude de la majorité.

Après cet épisode, ces députés de différents territoires d’Outre-mer ont décidé de se rassembler, afin de “chasser en meute” et mieux faire entendre leurs revendications pour lutter contre la vie chère et les déserts médicaux, a indiqué le LFI Jean-Hugues Ratenon, député de La Réunion.

“On ne veut plus faire semblant de dialoguer”

Moetai Brotherson, député de la troisième circonscription de la la Polynésie française

“C’est un changement de paradigme. On ne veut plus faire semblant de dialoguer. On veut être entendus et écoutés“, a réclamé Moetai Brotherson (GDR), député de Polynésie et président de la délégation aux Outre-mer à l’Assemblée nationale.

Après le séminaire en Guyane, ce collectif “des territoires du 97” (la codification Insee des territoires ultramarins) entend se retrouver à La Réunion mi-2023 pour continuer ses actions.

Plusieurs élus ont dénoncé le “mépris” de l’Etat pour leurs territoires. “Nous sommes des citoyens à part entière“, a insisté Karine Lebon (La Réunion), du groupe GDR.


Le Guadeloupéen Christian Baptiste, apparenté socialiste, a réclamé une “décolonialité” pour “sortir de cette relation verticale” entre Etat et territoires ultramarins.

Le collectif conteste l’expression “Outre-mer“, renvoyant ces territoires à une “marge“, et compte proposer une nouvelle dénomination prochainement.