mardi 1 décembre 2020
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Couvre-feu : les restaurateurs veulent plus de souplesse pour pouvoir survivre

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Surpris par l'annonce du couvre-feu, alors qu'il n'était encore qu'en réflexion lors de leur entretien lundi avec le haut-commissaire et le président du Pays, le syndicat des restaurateurs compte demander dès ce jeudi soir des explications et une certaine tolérance pour que les restaurants puissent continuer d'ouvrir jusqu'à 21 heures.

Publié le 22/10/2020 à 16:57 - Mise à jour le 23/10/2020 à 9:59
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Surpris par l'annonce du couvre-feu, alors qu'il n'était encore qu'en réflexion lors de leur entretien lundi avec le haut-commissaire et le président du Pays, le syndicat des restaurateurs compte demander dès ce jeudi soir des explications et une certaine tolérance pour que les restaurants puissent continuer d'ouvrir jusqu'à 21 heures.

Les restaurateurs ont été pris de cours avec l’annonce, ce jeudi, de la mise en place dès samedi soir d’un couvre-feu entre 21 heures et 6 heures du matin. « C’est surprenant par rapport à l’état des discussions dans lesquelles on était lundi avec le haut-commissaire et avec le président du Pays, où il a effectivement été question du couvre-feu, mais où aucune décision n’avait été prise, confie Maxime Antoine-Michard, le président du syndicat des restaurateurs. Donc j’ai été surpris d’entendre qu’hier c’est le haut-commissaire avec le président qui ont demandé aux autorités de l’Etat en métropole la mise en place du couvre-feu. Il est possible que l’épidémie ait connu un nouveau cap, mais la décision de couvre-feu est suffisamment lourde en termes de conséquences, notamment pour les restaurants que je représente. Ça aurait mérité je pense un peu plus de concertation. »

Une autre rencontre avec le haussaire et le président du Pays est prévue ce jeudi à 17h30, et le syndicat des restaurateurs compte bien y demander des explications, et surtout des précisions par rapport à leur activité. « On sait qu’aujourd’hui nos employés auront la faculté de circuler en dehors des heures du couvre-feu, c’est déjà une première réponse, poursuit Maxime Antoine-Michard. Mais ce qu’on souhaiterait, parce qu’on considère que 21 heures c’est beaucoup trop tôt pour fermer nos restaurants, c’est de pouvoir accueillir nos clients jusqu’à 21 heures et qu’il y ait une certaine tolérance pour qu’ils puissent circuler après 21 heures une fois qu’ils quittent le restaurant. C’est un sujet qu’on va aborder avec eux ce soir. »

Lire aussi – Covid-19 : le couvre-feu, à Tahiti et Moorea uniquement

Le syndicat compte également faire valoir son droit à bénéficier des mêmes dispositifs d’aide qu’en métropole. « Puisque à partir du moment où c’est l’Etat qui prend la décision du couvre-feu, on considère que les mesures d’accompagnement qui ont été mises en place en métropole pour les activités impactées par le couvre-feu doivent pouvoir être mises en place en Polynésie également », estime le président du syndicat des restaurateurs.

« On n’a pas récupéré du confinement parce que pendant le confinement il y a un certain nombre de restaurants qui ont dû faire des prêts pour payer ne seraient-ce que leurs charges, l’électricité, le loyer, et c’est une situation que les restaurants continuent de « traîner » si je peux m’exprimer ainsi, ajoute-t-il. On a constaté depuis la reprise de l’épidémie une baisse de 30 à 40% du chiffre d’affaires par rapport à 2019. Les restaurants aujourd’hui font à peu près 40% de leur chiffre d’affaires le soir. Sachant qu’ils ont déjà perdu 30 à 40% de leur chiffre d’affaires par rapport à 2019, si ils sont restreints dans leurs amplitudes de travail le soir, la situation va être encore plus dramatique pour eux. »

Le syndicat des restaurateurs s’interroge sur les bénéfices attendus par les autorités avec ce couvre-feu et « si ce ne sont pas deux poids deux mesures ». « À ma connaissance les restaurants, en dehors de l’affaire du Piment Rouge qui est un peu spécifique, ne sont pas considérés comme des clusters aujourd’hui, et pourtant les restaurants vont être pénalisés par cette mesure. Donc on se pose des questions. On se demande si ce ne sont pas deux poids deux mesures, et si certains secteurs qui ne sont pas forcément considérés comme des lieux où le virus se répand ne vont pas payer un tribut important alors qu’ils n’en sont pas responsables », conclut-il.

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