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Coronavirus : des mesures strictes même pour les obsèques

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Les restrictions de cette période de crise concernent également les funérailles. Les explications avec une responsable de pompes funèbres.

Publié le 26/03/2020 à 15:07 - Mise à jour le 26/03/2020 à 15:29
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Les restrictions de cette période de crise concernent également les funérailles. Les explications avec une responsable de pompes funèbres.

Les funérailles ne sont plus les mêmes depuis les restrictions imposées par la crise du coronavirus. Les pompes funèbres ont reçu des instructions du haut-commissariat, comme l’explique Tahiapitiani Timau, thanatopractrice chez Min Chiu.

« On a deux salons funéraires qu’on met à disposition des familles, mais là on a interdit les expositions dans la petite salle, indique-t-elle. On a uniquement mis à disposition la grande salle, par contre le haussariat ne tolère que 18 personnes. Ils nous ont bien fait comprendre que c’était interdit à cause du confinement, mais ce sont des cas particuliers, donc ils tolèrent jusqu’à 18 personnes. A l’intérieur 10 personnes, à l’extérieur à peu près 8 personnes. Et s’ils sont nombreux dans la famille, il faut qu’ils fassent un roulement. »

Un roulement express puisque le temps de veillée a également été réduit à une heure, « alors que d’habitude c’était de 17 heures à 1 heure du matin, voire toute la nuit ». Ce qui fait à peu près trois minutes chacun pour se recueillir devant la personne disparue lorsque le maximum de proches est présent.

Autre règle à respecter : ne pas toucher le défunt, « parce que quelqu’un qui est contaminé mais qui n’a pas de symptômes va venir, va toucher ; une autre par derrière va venir, va toucher… et c’est comme ça que le virus se propage », explique Tahiapitiani.

« C’est très difficile quand on voit une famille devant nous pleurer parce qu’ils ne peuvent pas appeler tout le monde, poursuit-elle. Généralement ils sont plusieurs à se consoler et là il n’y a que 18 personnes, en plus de ça il n’y a pas de prière, c’est dur. Les familles sont compréhensives, mais c’est très dur. »

Mais la Polynésie reste encore privilégiée par rapport à d’autres endroits du monde. « En France, les inhumations sont interdites au public, raconte la thanatopractrice. Il y a quelques préfectures qui ont autorisé. En Belgique, mes collègues disaient que leur préfecture a mis en place pour un quota de 15 personnes. En France certains ont été verbalisés parce qu’ils ont été aux inhumations. Ce que les pompes funèbres font, c’est prendre des photos de l’inhumation et d’envoyer aux familles. Nous on n’en est pas encore arrivé là, mais pour éviter d’arriver là, il faut vraiment respecter les consignes. Ce que j’ai donné depuis hier comme devise c’est : reste chez toi ou viens choisir un cercueil. C’est peut-être fort, mais qu’est-ce que tu veux ? Tu préfères ce cercueil pour ta tatie ? Ce cercueil pour ton grand-père ? C’est peut-être pas toi qui va mourir, c’est ta famille. Donc il faut que les personnes respectent les consignes pour éviter de propager ce virus. Il y en a beaucoup qui prennent ça à la légère. Regardez le monde entier. Regardez à Wuhan, regardez en Italie, ils ne sont pas en train de rigoler. Mes collègues du monde entier, ils ne sont pas en train de rigoler, bien au contraire, ils ont peur pour leur famille. »

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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