Pour Oscar Temaru l’accession à l’indépendance peut se passer d’un référendum

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« Pourquoi un référendum ? ». La question a été posée, ce lundi, par Oscar Temaru lors de la présentation du nouveau gouvernement Brotherson à laquelle il assistait. Le président du Tavini a en effet estimé qu’il y avait « plusieurs façons » pour la Polynésie française d’accéder rapidement à l’indépendance. Moetai Brotherson s’est, lui, dit « très fan » d’un vote populaire sur l’accession du Pays à la pleine souveraineté.

Publié le 03/06/2024 à 10:27 - Mise à jour le 03/06/2024 à 12:18

« Pourquoi un référendum ? ». La question a été posée, ce lundi, par Oscar Temaru lors de la présentation du nouveau gouvernement Brotherson à laquelle il assistait. Le président du Tavini a en effet estimé qu’il y avait « plusieurs façons » pour la Polynésie française d’accéder rapidement à l’indépendance. Moetai Brotherson s’est, lui, dit « très fan » d’un vote populaire sur l’accession du Pays à la pleine souveraineté.

Oscar Temaru a quelque peu volé la vedette lors de la présentation de la nouvelle équipe Brotherson, finalement peu remaniée. Interrogé sur sa volonté d’accéder le plus rapidement possible à l’indépendance, le leadeur du Tavini a considéré qu’un référendum n’était pas indispensable.

« Pourquoi un référendum ? Il y a plusieurs façons d’y aller. Il y a des stratégies que l’on peut utiliser (…) Il y a eu les élections générales aux Nouvelles-Hébrides en 1976 et la majorité de cette population s’est prononcée pour le droit de souveraineté (…) C’est comme ça que le dossier Vanutau a été pris en charge par le secrétariat général de l’assemblée de Nations Unies qui a fixé la date d’accession à l’indépendance le 30 juillet 1980. Il n’y a pas eu de referendum », a-t-il dit.

Mais si un vote populaire devait être organisé, se poserait la question de ceux qui seraient en droit de participer au scrutin, a-t-il indiqué : « Actuellement, un métropolitain qui débarque ici peut voter 6 mois après. Vous croyez que s’il y a un référendum, on peut accepter ça ? Ce n’est pas possible. Donc, il faudra fixer les règles ». « On n’est pas là pour faire la guerre à la France. On veut être un état souverain et être amis avec la France », a-t-il ajouté.

Interpellé dans la foulée sur ces déclarations, Moetai Brotherson s’est, lui, dit « très fan de l’option référendum » : « Je pense que ce que le président du Tavini veut dire, c’est que si on allait à une élection en faisant de l’accession à l’indépendance le point central de ce programme électoral et qu’on obtenait une large majorité à cette élection, cela pourrait être considéré comme un référendum. Je mets cela au conditionnel »

La « définition du corps électoral, des étapes, du timing et la définition de la question » devront faire en amont l’objet de « discussions avec l’Etat ». « Pour moi, tout ça milite en faveur de l’option référendaire », a conclu le président du Pays qui souhaite que « ça arrive le plus tôt possible« .

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