Jules Hauata : « nous avons prévu un budget de 100 milliards qui seront alloués à la mise en place de l’énergie thermique des mers »

Publié le

Second de liste de Heiura les Verts dans la section 3, Jules Hauata était l"invité de notre journal lundi. Heiura les Verts souhaite faire de l'énergie thermique des mers la première source d'électricité du Pays. Un programme que le parti compte lancer dès son arrivée au pouvoir, s'il remporte les élections territoriales.

Publié le 28/03/2023 à 11:39 - Mise à jour le 27/12/2023 à 15:44

Second de liste de Heiura les Verts dans la section 3, Jules Hauata était l"invité de notre journal lundi. Heiura les Verts souhaite faire de l'énergie thermique des mers la première source d'électricité du Pays. Un programme que le parti compte lancer dès son arrivée au pouvoir, s'il remporte les élections territoriales.

TNTV : Heiura les Verts est le parti politique au fenua qui se bat en faveur de la protection de l’environnement. Dans votre programme pour ces territoriales, vous mettez d’abord l’accent sur la transition énergétique et la mise en place d’une loi de programmation étalée sur 5 ans. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?
Jules Hauata :
« Heiura les Verts a toujours été présent pour dire que la base de sa politique c’est l’environnement, l’écologie. Cette transition doit automatiquement être faite. C’est une urgence. Et pour démarrer cette transition, nous avons prévu un budget de 100 milliards qui seront alloués à la mise en place de l’énergie thermique des mers. »

TNTV : D’où viendraient ces 100 milliards ?
Jules Hauata : « Aujourd’hui on a un budget de 20 milliards pour la commande d’hydrocarbures. 20 milliards au bout de 5 ans, nous font 100 milliards. Le financement est là. Mais l’orientation sera une loi de programmation pour figer ce projet qui va démarrer aussitôt qu’on sera au pouvoir. »

TNTV : Et quelles sont les énergies que vous allez développer concrètement ?
Jules Hauata :
« Nous avons l’énergie solaire qui sera favorable aux îles des Tuamotu. Par contre, de notre côté, nous allons mettre en place l’énergie thermique des mers qui est fiable. Je tenais à rappeler que c’est un programme qu’on va démarrer, mais en 1975, il y a déjà eu une demande de l’Etat pour une étude de faisabilité en Polynésie. Aujourd’hui on n’en est plus à se demander comme certains le font, si c’est fiable ou pas fiable, faisable ou pas faisable. Aujourd’hui, nous avons la preuve que nous pouvons refroidir des hôtels par le biais du Swac. C’est le même principe. (…) »

TNTV : À grande échelle, ça parait faisable ?
Jules Hauata : « (…) À partir du moment où on sait maitriser l’apport d’électricité, on pourra faire de l’hydrogène. On reste dans un même concept : un respect de l’environnement, du départ jusqu’à la fin. »

TNTV : Et tout le monde va en profiter, les populations des archipels ?
Jules Hauata :
« Oui, aujourd’hui il y en a qui vont dire que ça a un coût faramineux mais non, pas du tout. Parce que, au long terme, on va donner du pouvoir d’achat à la population. C’est-à-dire que c’est comme si on changeait le pétrole pour récupérer l’eau de mer. (…) Pas de pollution et surtout, on n’achète pas. On a la chance d’avoir ces paramètres chez nous : le soleil, et le froid de notre océan qu’on va récupérer à 900 mètres de profondeur. »

TNTV : Les archipels, surtout les Tuamotu, c’est une population qui vous tient à coeur. Quels sont les autres projets que vous souhaiteriez mettre en place dans les archipels ?
Jules Hauata :
« Pour ceux qui font du coprah aux Tuamotu, on sait très bien que c’est la première activité. Donc, aider les coprahculteurs à pouvoir travailler pleinement dans le coprah, c’est-à-dire les aider à faire du nettoyage pour qu’ils puissent atteindre la cocoteraie de fond en comble. Et la deuxième chose, c’est le programme sur le tourisme. Il faut élaborer un tourisme qui convienne à chaque archipel. On ne peut pas faire du tourisme façon Bora ou Tuamotu. (…) Il faut que l’histoire de l’ile soit établie, qu’on fasse un historique, que lorsque les touristes viennent, ils savent pourquoi, parce qu’il y a telle histoire. il y a des associations qui ont commencé déjà et qui font des recherches sur les plantes endémiques, sur les coquillages. Ça peut être intéressant pour un tourisme bien ciblé. On a un programme bien élaboré. On ne va pas dire, comme les autres, qu’on va tout baisser, non, nous on va bien orienter ce qu’on a. »

Dernières news