De (très) longs panneaux d’affichage pour les Européennes 2024

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Le lancement de la campagne des élections européennes, qui se déroulent le 8 juin au fenua, marque le début de l’affichage électoral. Et cette année, avec 38 listes, les panneaux prennent beaucoup de place... Les communes se sont adaptées à la réglementation en vigueur.

Publié le 01/06/2024 à 14:20 - Mise à jour le 01/06/2024 à 14:20

Le lancement de la campagne des élections européennes, qui se déroulent le 8 juin au fenua, marque le début de l’affichage électoral. Et cette année, avec 38 listes, les panneaux prennent beaucoup de place... Les communes se sont adaptées à la réglementation en vigueur.

Les panneaux d’affichage ont commencé à être installés depuis le 27 mai, date du lancement officiel de la campagne électorale. Pour ces élections européennes, la règlementation exige au moins une série de panneaux par commune.

Habituellement, Pirae en place dans 12 lieux différents. Mais avec 38 listes en lice, cela prend de la place dans le paysage urbain : un peu plus de 20 mètres sur le trottoir. « En termes de sécurité, mettre autant de panneaux à différents emplacements peut créer des problèmes, de visibilité pour les usagers de la route, par exemple. Et il y a aussi du vandalisme avec des affiches qui sont dégradées ou des affichages sauvages » explique Marania Tinorua, secrétaire de direction à la mairie de Pirae.

Pour optimiser l’espace sur les contreplaqués de 2m44 par 1m22, la commune a alors choisi de les diviser en 4 : « Il faut respecter les dimensions, pour que chaque candidat suivant l’arrêté du tirage au sort des listes, puisse mettre une grande et une petite affiches ».

À Arue (Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)

À Arue, les panneaux ne passent pas inaperçus non plus. Sur le parking de l’école Ahutoru, où sont systématiquement installés les bureaux de vote, et le long d’un rond-point, les agents techniques se sont adaptés à l’aménagement urbain. Pour minimiser les coûts des matériaux, les communes recyclent au mieux les panneaux à chaque élection. « On a une légère augmentation des coûts pour l’achat du matériel, mais comme on a aussi fait du recyclage sur certains matériaux, au final, on a un budget convenable par rapport à ce qui nous a été demandé » précise David Lo, adjoint au directeur technique à Arue.

Et avec autant de listes, les élections européennes sont un casse-tête pour les petites communes. Aux Tuamotu, on n’a pas toujours autant de panneaux disponibles. À Arutua, par exemple, c’est un peu le système D pour trouver le bon emplacement, même si la petite commune a l’habitude d’organiser des élections. « Cela fait des frais et on ne reçoit pas très vite les affiches. Il nous reste qu’une semaine pour l’installation. On n’a pas assez de contreplaqués, donc on va les afficher sur un muret aux bureaux de votes » indique Samuel Taputuarai, maire de Arutua.

Le comble, c’est que bon nombre de ces panneaux resteront pourtant vides… Par principe, il revient aux candidats et leurs équipes de coller les affiches. Mais seules 13 listes sur 38 ont fait parvenir les documents de propagande électorale en Polynésie française.

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