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Un arbre planté pour chaque enfant né : l’ambition d’une association du fenua

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Un bout de terre pour faire pousser des arbres et perpétuer la tradition du "pū fenua". À Paea, l’association "Un enfant un arbre un corail" souhaite offrir un arbre aux parents de nouveaux-nés. Depuis un peu plus d’un an, les plants grandissent et l’objectif est d’augmenter la production.

Publié le 02/06/2020 à 16:02 - Mise à jour le 02/06/2020 à 17:16
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Un bout de terre pour faire pousser des arbres et perpétuer la tradition du "pū fenua". À Paea, l’association "Un enfant un arbre un corail" souhaite offrir un arbre aux parents de nouveaux-nés. Depuis un peu plus d’un an, les plants grandissent et l’objectif est d’augmenter la production.

C’est une pépinière qui demande à pousser de plus en plus. L’association « Un enfant un arbre un corail » veut offrir des arbres aux parents pour qu’ils aient la possibilité de le planter avec le placenta de leur nouveau-né afin « de reconnecter les enfants de demain à la nature » explique Jonathan Mc Kittrick, président de l’association.

En contact avec le service maternité du CHPF, « les parents intéressés remplissent une fiche d’informations : nom, prénom, numéro de téléphone, arbre souhaité… et le samedi ou le dimanche selon le rendez-vous fixé, on livre à l’hôpital directement à l’arrêt minute. Les parents viennent, ils récupèrent l’arbre, on fait une petite photo avec bébé. Et cela restera dans le temps comme l’arbre » précise Jonathan.

Avec en moyenne 3 800 naissances au fenua chaque année, le projet est ambitieux. L’arbre ne sera jamais coupé. Une trentaine de famille adhèrent au projet et ont déjà reçu leur arbre. Tout un symbole pour leur enfant. Au-delà de perpétuer la tradition du « pū fenua » pour ceux qui n’ont pas de terrain, l’objectif est de replanter des arbres fruitiers pour que les familles puissent y cueillir des fruits dans quelques années. 15 variétés (avocatiers, cacaoyers, citronniers, cocotiers, raisins de mer etc.) poussent doucement mais sûrement sur le lopin de terre de l’association, où travaille bénévolement depuis un an toute une petite équipe.

L’association imagine des terres et des vergers à l’image des jardins partagés. Un terrain où, par exemple, les jeunes couples pourraient voir grandir l’arbre de leur choix : « Tout le monde viendrait s’occuper, planter en communauté… (…) Même si l’arbre est sur le terrain de l’association, il appartiendra toujours à l’enfant. Les familles peuvent venir récolter les fruits ».

« Plus tard, j’essaierai de faire légiférer cet endroit pour qu’on ne puisse pas abattre nos arbres et pour qu’ils puissent devenir grands, comme ceux qu’on voient au bord de la route et que nos anciens ont planté pour nous, comme les gros manguiers etc. » ajoute le président de l’association.

Sur le terrain indemne de nuisibles, les plants restent sains. L’association et les bénévoles veillent à ce que les pousses soient en bonne santé. À l’avenir, il faudra passer par un traitement phytosanitaire dans la perspective d’une augmentation de la production.

« Quand nous, on sera partis, les arbres, eux, seront toujours là. Vos enfants, petits-enfants… se souviendront de vous grâce à votre arbre et c’est ça qui est magique dans la tradition polynésienne » conclut Jonathan Mc Kittrick.

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