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Le Partula retrouve peu à peu ses terres

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Le Partula, petit escargot endémique de Polynésie dont il ne reste aujourd’hui que quelques spécimens au fenua, était au cœur, en début de semaine, d’un séminaire réunissant des spécialistes venus de divers pays. Car le Partula est en train de renaître de ses cendres : plusieurs milliers d’entre-eux, élevés à l’étranger, sont progressivement réintroduits en Polynésie. C’était le cas mardi, au fond de la baie de Opunohu, à Moorea, ou un lâcher était organisé.

Publié le 01/09/2019 à 12:36 - Mise à jour le 01/09/2019 à 12:36
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Le Partula, petit escargot endémique de Polynésie dont il ne reste aujourd’hui que quelques spécimens au fenua, était au cœur, en début de semaine, d’un séminaire réunissant des spécialistes venus de divers pays. Car le Partula est en train de renaître de ses cendres : plusieurs milliers d’entre-eux, élevés à l’étranger, sont progressivement réintroduits en Polynésie. C’était le cas mardi, au fond de la baie de Opunohu, à Moorea, ou un lâcher était organisé.

Six cents 600 Partula fraîchement arrivés par avion ont été lâchés mardi dernier à Moorea. Cette espèce endémique de Polynésie a quasiment disparu au milieu des années 80. La faute à un escargot carnivore, introduit au fenua, qui l’a décimée.

Mais une quinzaine d’espèces de Partula, sur la soixantaine qui était présente en Polynésie, a été conservée dans divers zoos du monde. Ce qui a empêché leur extinction. C’est le cas au zoo de Chester en Angleterre, où ils sont élevés avec la plus grande attention.

Car « ce n’est pas une espèce d’escargot traditionnel qui peut manger des fruits et légumes, explique Gerardo Garcia, conservateur au zoo de Chester. C’est assez spécialisé sur certaines algues, certains matériels qu’on trouve dans les feuilles, donc c’est un élevage assez précis et détaillé. »

Grace à un projet international cordonné par la société zoologique de Londres et avec l’appui des autorités polynésiennes, le Partula est peu à peu réintroduit dans son milieu d’origine. Les 600 spécimens de la journée sont délicatement déposés le long d’un tronc d’arbre. Puis ils sont aspergés d’un peu d’eau, « pour les encourager à monter, note Trevor Coote, biologiste de la société zoologique de Londres. S’ils descendent, ils peuvent se faire manger par les vers ou les escargots carnivores… »

Ces 4 dernières années, des milliers de Partula élevés à l’étranger ont été réintroduits de la sorte. Car malgré sa petite taille, le gastéropode reste un maillon important de nos écosystèmes. 

« Il participe au fonctionnement de l’écosystème, notamment pour l’évolution de la litière de la forêt, précise Christophe Brocherieux, chef de projet à la cellule biodiversité de la direction de l’Environnement. C’est un élément comme un autre parmi tous ces petits animaux qu’on ne voit pas et pour lesquels on ne prêt pas grande attention. L’important c’est que c’est le retour d’espèces qui ont complètement disparues du milieu naturel. Maintenant qu’on est revenu à des taux de prédation beaucoup plus bas, on a bon espoir que ces anciennes espèces présentes puissent se réimplanter et donc rendre à l’écosystème un élément de son fonctionnement ancien. »

Sur Moorea, une seule petite zone, située non loin du rivage, abrite encore des Partula originels. Le milieu salin à proximité les aurait protégés de leurs prédateurs. Le site intéresse donc les scientifiques pour leur permettre de définir d’autres zones où la survie des spécimens introduits sera assurée.

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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