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Des boites vertes et solidaires pour aider ceux en précarité numérique

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Jusqu’au 9 décembre, une quarantaine de boites solidaires seront mises à la disposition de la population dans certains établissements scolaires et dans les agences de la CASDEN de Tahiti et Moorea. Des boîtes où l'on peut déposer vini et tablettes numériques hors d'usage. Cette action permet de donner une seconde vie à ces appareils très polluants, mais aussi de réduire la fracture numérique auprès de ceux ayant peu de revenus.

Publié le 22/11/2022 à 16:57 - Mise à jour le 22/11/2022 à 17:02
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Jusqu’au 9 décembre, une quarantaine de boites solidaires seront mises à la disposition de la population dans certains établissements scolaires et dans les agences de la CASDEN de Tahiti et Moorea. Des boîtes où l'on peut déposer vini et tablettes numériques hors d'usage. Cette action permet de donner une seconde vie à ces appareils très polluants, mais aussi de réduire la fracture numérique auprès de ceux ayant peu de revenus.

Plutôt que de laisser dormir au fond du placard ses vieux vini et tablettes numériques hors d’usage, autant les déposer dans les boites solidaires de la fondation Agir contre l’Exclusion (FACE) et la MGEN.

Une quarantaine de boîtes ont été installées sur Tahiti et Moorea pour recueillir ces appareils très polluants. Une fois récupérés, ils seront réparés par les membres de la fondation FACE Polynésie, et seront ensuite vendus en priorité à des personnes à faibles revenus : “La fracture numérique, c’est un élément qui est compliqué, qui empeche les gens d’aller postuler à des emplois, de faire des démarches administratives. Donc l’idée, c’est de donner accès à ce matériel aux gens les plus démunis” explique Stéphane Simon, chargé de projet MGEN.

Une action solidaire qui a également un impact positif sur l’environnement : “Des tonnes de déchets électroniques envahissent nos tiroirs, mais ils sont aussi jetés dans les poubelles. Et on peut revaloriser ce matériel, plutot que d’en importer du nouveau sur le territoire”.

Pour FACE, c’est aussi l’opportunité de réinsérer une dizaine de jeunes polynésiens en manque de projets professionnels. Et avec un taux de réinsertion dépassant les 70%, ces formations font office de seconde chance : “Ce sont des jeunes qui ont souvent arrêté l’école très tôt et ils n’ont pas forcément de formation. On fait le point avec eux sur leurs projets professionnels, on essaie de voir les pistes pour l’avenir. Et on travaille avec eux pendant plusieurs mois” indique Elodie Rallo, directrice générale adjointe de FACE Polynésie.