mardi 27 juillet 2021
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L’exportation de thon impactée par la fermeture des frontières

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Coup dur au port de pêche. L’exportation du thon est depuis lundi stoppée. Sans vol à destination des États-Unis, le principal marché des ventes à l’export n’est plus accessible. Les contraintes liées à la pandémie bousculent de nombreux secteurs économiques depuis un an. À Fare Ute, armateurs et mareyeurs doivent repenser l’activité de la filière.

Publié le 20/02/2021 à 9:13 - Mise à jour le 20/02/2021 à 9:13
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Coup dur au port de pêche. L’exportation du thon est depuis lundi stoppée. Sans vol à destination des États-Unis, le principal marché des ventes à l’export n’est plus accessible. Les contraintes liées à la pandémie bousculent de nombreux secteurs économiques depuis un an. À Fare Ute, armateurs et mareyeurs doivent repenser l’activité de la filière.

Les plus belles pièces exportées se vendent à 95% réfrigérées, prêtes à être conditionnées et expédiées par avion le plus rapidement possible. En 2019, 1 500 tonnes de thon rouge principalement ont été exportées ; 766 tonnes en 2020, c’est moitié moins. Et 2021 débute avec l’arrêt forcé de la filière export. Plus aucun vol ne dessert les États-Unis, principal marché à l’export.

“Du coup, le produit qui est censé être exporté va forcément se retrouver sur le marché local, explique Yann Ching, armateur et mareyeur. Il va y avoir un engorgement qui va impacter l’ensemble de la filière. Je ne parle pas que pour les pêcheurs hauturiers, mais également pour les pêcheurs côtiers, les poti marara.”

Avec des stocks de thon à écouler sur le marché local, le prix au kilo sur les étals devrait tendre à la baisse. C’est la bonne nouvelle pour les consommateurs. Mais au port, la crainte est réelle. Armateurs et mareyeurs vont devoir se réorganiser pour maintenir leurs comptes à l’équilibre.

“Il va falloir bouger ce poisson-là jusqu’à des tarifs dont on ne sait pas jusqu’où ça peut tomber, reprend Yann Ching. Et le problème c’est que si les rendements derrière ne suivent pas, c’est-à-dire si on ne pêche pas assez de volume pour pouvoir compenser cette baisse de prix, je ne sais pas si demain les pêcheurs vont pouvoir équilibrer leurs comptes.”

Sans la filière export, certains armateurs pourraient réduire leurs campagnes de pêche et laisser des bateaux à quai, avec la crainte de pertes d’emplois et de revenus pour les marins.

70 thoniers occupent le port de Fare Ute. À court terme, les mareyeurs souhaitent, avec d’autres acteurs économiques de l’import-export, la mise en place de vols cargo vers les États-Unis.

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