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La location saisonnière, le bonheur des uns fait le malheur des autres

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Les locations saisonnières de type Airbnb fleurissent dans les villes et les régions touristiques. Et la Polynésie n’échappe pas à la règle. Aujourd’hui, de nombreux propriétaires mettent leurs appartements ou maisons en location courte durée. Un choix qui peut s’avérer très rémunérateur. Mais la multiplication de ces locations fait que le nombre de biens se raréfie, ce qui créé des tensions sur le marché de l’immobilier.

Publié le 27/10/2019 à 19:59 - Mise à jour le 28/10/2019 à 16:08
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Les locations saisonnières de type Airbnb fleurissent dans les villes et les régions touristiques. Et la Polynésie n’échappe pas à la règle. Aujourd’hui, de nombreux propriétaires mettent leurs appartements ou maisons en location courte durée. Un choix qui peut s’avérer très rémunérateur. Mais la multiplication de ces locations fait que le nombre de biens se raréfie, ce qui créé des tensions sur le marché de l’immobilier.

Le Airbnb a le vent en poupe. Avec l’arrivée de nouvelles compagnies, qui ont cassé les prix, des touristes aux profils différents séjournent au fenua. Et ils optent chaque année davantage pour ce mode de logement. Selon les chiffres de l’ISPF, en 2015, 2200 vacanciers disaient se loger en location courte durée au fenua. Ce chiffre est passé à 5800 en 2018. A l’heure actuelle, 686 meublés sont déclarés en location courte durée auprès du service du tourisme.

Reva Techer a hérité de son grand père, d’une maison en bord de mer à Afaahiti. Il y a quatre mois, elle a donc décidé de la louer en courte durée. Un choix réfléchi: « c’était une maison dont on voulait profiter le week-end, de temps en temps ». En Airbnb, Reva peut décider quand la louer alors qu’en location longue durée, elle est louée à l’année et ils ne peuvent « plus du tout venir dans la maison sauf pour quelques travaux à faire ».

Patentée et à mi-temps, la jeune femme a réalisé quelques travaux pour accueillir ses clients. Elle a aussi installé une petite boite à code, devenue indispensable: « c’est une boite à clef qui nous permet de faire le check-in et le check-out sans que je sois là. Je ne suis pas obligée d’être là systématiquement et en même temps c’est une sécurité, je suis sûre que tout est bien fermé ».

Photo: Tahiti Nui Télévision

Et en à peine 4 mois les affaires tournent bien. Mieux même que l’espérait la jeune maman qui ne s’attendait pas à ce que ça marche aussi bien et à ce que ça soit aussi rentable.

Mais le bonheur des uns fait le malheur des autres. Les appartements et maisons loués en courte durée ne sont plus disponibles sur le marché. Il est donc aujourd’hui plus difficile de se loger pour les résidents. Et la loi de l’offre et de la demande conduit aussi à une hausse des prix. Thomas Vigo, directeur commercial chez Reva immobilier explique que « la raréfaction des produits destinés au locatif classique est du en partie au fait que Airbnb mobilise des logements. Du coup, cela créé une demande qui est peut-être supérieure à l’offre et fatalement, du coup, une hausse des prix, c’est naturel sur un marché. Et cette hausse continue également d’élever les valeurs locatives ».

Et la tendance ne devrait pas s’inverser prochainement, la demande de logements courte durée ne faiblissant pas. Pour contrer ces effets pervers, de nombreuses villes touristiques dans le monde, ont durci leur législation.  En limitant notamment le nombre de nuitées possibles et/ou en taxant plus lourdement les propriétaires.

Photo: Tahiti Nui Télévision

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Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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