lundi 26 septembre 2022
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En Calédonie, Carenco rassure les non-indépendantistes sur le référendum

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Le ministre délégué aux Outremers a indiqué mardi qu'un "référendum de projet" sur un nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie était "une évidence", mais que les discussions qui doivent permettre de le faire aboutir avaient pris du retard avec l'élection présidentielle.

Publié le 13/09/2022 à 10:15 - Mise à jour le 13/09/2022 à 10:15
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Le ministre délégué aux Outremers a indiqué mardi qu'un "référendum de projet" sur un nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie était "une évidence", mais que les discussions qui doivent permettre de le faire aboutir avaient pris du retard avec l'élection présidentielle.

Lundi, Jean-François Carenco avait expliqué que la date de juin 2023, initialement envisagée, ne pourrait être tenue, suscitant l’inquiétude des non-indépendantistes.

“L’engagement de l’État, c’est qu’il y aura un référendum de projet en 2023. Je ne l’ai pas remis en cause, au contraire. Je veux que ce soit un référendum consensuel, avec un projet. On a pris huit mois de retard avec les élections”, a précisé Jean-François Carenco.

Le FLNKS (indépendantiste), qui a appelé à l’abstention lors du second tour de la présidentielle pour “envoyer un signal” à Emmanuel Macron, refusait de discuter de l’avenir politique et institutionnel avec le gouvernement “dans l’attente des résultats de la présidentielle”.

La veille, le ministre délégué aux Outremers avait suscité l’émoi chez une partie des non-indépendantistes en affirmant qu’il n’y aurait pas de référendum de projet en juin 2023.

Lire aussi : Nouvelle-Calédonie : Pas de référendum de projet sans dialogue, a annoncé le ministre chargé des Outre-mer

Cette date avait été avancée par son prédécesseur, Sébastien Lecornu, pour demander l’avis des Calédoniens sur la réforme du statut de la Nouvelle-Calédonie après la fin des accords de Nouméa.

Une date irréaliste de l’aveu même de certains opposants à l’indépendance: “eu égard au contexte, le calendrier ne pourra pas être tenu”, indique Calédonie ensemble (centre-droit, affilié à la majorité présidentielle) dans un communiqué.

Depuis Paris, la cheffe des Loyalistes, Sonia Backes, secrétaire d’Etat à la Citoyenneté, a également réagi via les réseaux sociaux, estimant que l’explication du ministre délégué “a le mérite de clarifier les choses”.

“Nous avons besoin d’écrire un nouveau chapitre de notre histoire. Nous prendrons ensemble la plume pour l’écrire dès le mois prochain. C’est l’engagement du ministre de l’Intérieur et des Outre-Mers et c’est l’engagement du président de la République”, a-t-elle indiqué, faisant référence à une possible réunion à Paris du Comité des signataires de l’accord de Nouméa.

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