mardi 26 mai 2020
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Coronavirus : faux remèdes miracles et rumeurs dangereuses font des ravages

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"Remèdes" miracles toxiques, traitements médicaux interrompus... les conséquences de la vague de désinformation liée au nouveau coronavirus peuvent se révéler dévastatrices et même tuer.

Publié le 26/03/2020 à 11:19 - Mise à jour le 26/03/2020 à 11:31
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"Remèdes" miracles toxiques, traitements médicaux interrompus... les conséquences de la vague de désinformation liée au nouveau coronavirus peuvent se révéler dévastatrices et même tuer.

Face aux milliers de morts, les chercheurs se sont lancés dans une course contre la montre pour trouver un traitement efficace ou un vaccin. 

Mais dans le même temps, les rumeurs les plus folles continuent de se répandre sur Internet et les réseaux sociaux, alimentant la confusion. 

En Iran, un des pays les plus durement touchés par le nouveau coronavirus, plus de 210 personnes sont décédées d’intoxication au méthanol après des rumeurs selon lesquelles boire de l’alcool pouvait contribuer à guérir ou à se protéger du Covid-19, selon l’agence officielle Irna.

Et la liste des faux remèdes pouvant s’avérer dangereux est longue, selon une liste établie par l’AFP. 

Cendres volcaniques, lampes à UV ou eau de javel sont autant de fausses recommandations qui peuvent même se révéler nocives pour l’organisme, ont mis en garde les autorités sanitaires.

Certaines publications sur des réseaux sociaux conseillent de boire une solution d’argent colloïdal (contenant de l’argent sous forme de nanoparticules) pour « tuer le coronavirus ».

« Je fabrique actuellement de l’argent colloïdal. J’ai de l’asthme et est-ce que ça marche vraiment… (…) Est-ce que ça aide si je prends une cuillère à café par jour », interroge Michelle, sur un groupe Facebook.

Les effets secondaires de cette solution peuvent entraîner une décoloration de la peau, qui prend une teinte gris-bleu, et une mauvaise assimilation de certains médicaments, notamment les antibiotiques, selon les Instituts nationaux de santé (NIH) américains.

Ces mises en garde ne sont pourtant pas dissuasives. Ainsi, un Australien a expliqué à l’AFP acheter régulièrement ce produit mais que désormais « il n’y en a plus dans ma ville… avant le virus, on pouvait toujours en trouver ».

Prendre de la cocaïne ou boire de l’eau de javel font partie des mauvais conseils qui circulent aussi sur Internet.

– Semer la confusion –

« Non, la cocaïne ne protège pas contre le Covid-19 », a même été contraint de mettre en garde le ministère de la Santé français dans un Tweet.

La rapide propagation d’informations sur des théories scientifiques n’ayant pas encore fait leurs preuves peut également conduire des patients angoissés à prendre des risques inutiles.

Des lettres et des articles théoriques parus dans des revues scientifiques ont semé la confusion chez les personnes cardiaques.

Ces publications évoquaient le fait que des médicaments pour le cœur pouvaient accroître les chances de développer une forme grave de Covid-19.

Cela a conduit les autorités sanitaires européennes et américaines à recommander à ces malades de poursuivre leur traitement.

Carolyn Thomas, qui tient un blog pour les femmes cardiaques, affirme que des dizaines de ses lectrices l’ont contactée à la suite de tweets mettant en garde contre des médicaments utilisés en cardiologie.

« Jusqu’à ce que je vois mon cardiologue, je continue mon traitement, même si je me demande s’ils ne me rendent pas plus vulnérable au virus », a affirmé Mme Thomas à l’AFP, en auto-confinement au Canada.

« J’ai peur de les prendre mais aussi de les arrêter », a-t-elle reconnu.

Le professeur Garry Jennings, conseiller médical en chef de la Fondation australienne du cœur a estimé que ces articles « sont fondés un certains nombres de facteurs qui sont tous controversés ». Il met en garde les patients qui interrompraient leur traitement, rappelant qu’ils risquent une crise cardiaque ou de décéder.

« En l’absence de toute preuve et en sachant que ces médicaments sont bénéfiques, ce n’est pas une bonne idée d’arrêter », selon lui.

Aux Etats-Unis, un homme est décédé après avoir ingéré du phosphate de chloroquine, l’un des traitements testés qui fait débat.

Cet habitant de l’Arizona, qui avait entendu le président américain Donald Trump en parler comme pouvant être « un don du ciel », a ingurgité une dose trop importante de produit d’entretien d’aquarium qui lui a été fatale.

« Je l’ai vu sur l’étagère du fond et j’ai pensé : ‘Hé, ce n’est pas ce dont ils parlent à la télé?' », a raconté son épouse à la chaîne NBC News.

infos coronavirus

Sur les traces de l’empreinte carbone

L’empreinte carbone, on en parle beaucoup, mais de quoi s’agit-il exactement ? Un Polynésien émet en moyenne 3,8 tonnes de CO2 par an. Une empreinte en dessous de la moyenne nationale, mais qui ne vise pour l’instant que nos émissions directes. C’est-à-dire, sans tenir compte de l’acheminement des énergies fossiles. Or, loin de tout, la Polynésie affiche une très forte consommation d’hydrocarbures, notamment pour le transport terrestre, principal émetteur de gaz à effet de serre.

Taxer le sucre est-il efficace ?

Sodas, sirops, confitures, gelées et autres biscuits : plus aucun produit sucré n’échappe à la "taxe de consommation pour la prévention" sur le sucre. Même pas les importateurs, contraints de la répercuter sur les prix de vente. Applicable depuis le 1er janvier sur les jus de fruits et légumes avec sucres ajoutés, ou édulcorants de synthèse, cette taxe entend ainsi ratisser plus large. Mais pour l’association des diététiciens de Polynésie française, elle ne suffira pas à faire reculer l’obésité.

Coronavirus : le CHPF prêt à faire face

Il ne circule pas sur le territoire, mais les acteurs de santé se tiennent prêt à le recevoir. Rodé à l’exercice des épidémies, le CHPF nous a ouvert ses portes. Quel est le circuit pour un éventuel cas suspect et comment le patient est-il pris en charge si la contamination est confirmée ?

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